Bruxelles, 15/04/2002 (Agence Europe) - Réunis le week-end dernier à Banff (Canada) pour préparer le Sommet mondial du développement durable (Johannesburg, fin août, septembre prochain), le G8 Environnement et la Commissaire Margot Wallström, ont aplani, par une formulation de compromis, les divergences de vues opposant le Canada, pays hôte accusé de remettre en cause la ratification du Protocole de Kyoto en réclamant l'obtention de crédits supplémentaires de CO2 grâce à ses exportations d'électricité propre, et les autres partenaires - Etats-Unis mis à part - qui se sont engagés à ratifier le protocole en 2002 (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Japon, Italie + Russie). Menacé de ne pas figurer dans la déclaration finale, le Protocole de Kyoto y figure bien. Le texte réitère l'engagement de tous à remplir les engagements contractés au titre de la convention cadre sur les changements climatiques, mais précise que: « pour la plupart des pays, cela signifie une entrée en vigueur rapide du Protocole de Kyoto, accompagnée de nombreuses ratifications d'ici le Sommet de la Terre » et pour les autres « prendre des mesures nationales qui soient énergiques et réalistes. » Interrogée sur l'éventualité que le Canada ne ratifie pas le Protocole, la porte-parole de Margot Wallström, a déclaré, lundi à la presse: « Nous espérons que le Canada restera à bord. Le ministre canadien David Anderson a assuré que rien n'avait changé dans la position de son pays. Rouvrir des chapitres du Protocole de Kyoto ne serait pas un bon signal à envoyer avant le Sommet mondial du développement durable. Nous espérons que le Canada trouvera d'autres voies pour ratifier le Protocole ».