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Bulletin Quotidien Europe N° 8192
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/sante

M. Lannoye veut lancer un débat sur la politique vaccinale - pour la création d'un centre européen de "vaccino-vigilance"

Bruxelles, 15/04/2002 (Agence Europe) - Le vert belge Paul Lannoye, membre du PE, souhaite lancer un véritable débat au niveau européen sur la politique vaccinale et promouvoir le libre choix des patients par rapport à une méthode de prévention remise en cause par un certain nombre de médecins et de scientifiques alors qu'elle demeure très fortement soutenue par la doctrine officielle. M. Lannoye rappelle que la situation sanitaire ne varie guère d'un pays à l'autre en Europe, alors que certains Etats membres continuent d'imposer des vaccinations obligatoires qui, dans d'autres, sont laissées au libre choix des patients. Certaines études évoquent, sans pour autant les démontrer, de possibles corrélations entre la vaccination et des perturbations du système immunitaire pouvant contribuer à l'apparition de certaines pathologies. D'autres problèmes pourraient être liés aux réactions de l'organisme ou encore à certains additifs ou impuretés présents dans la solution injectable, mais très peu de recherche sont menées à l'heure actuelle sur ces différents problèmes, souligne le député écolo, qui plaide pour la création d'un centre européen de pharmacovigilance spécialement consacré aux vaccins. M. Lannoye s'inquiète aussi des conséquences des injections annuelles de vaccin contre la grippe, dont il rappelle qu'ils n'ont qu'une efficacité très relative du fait de la très grande variabilité des souches virales. Il souhaite enfin que l'OMS et l'UE revoient les programmes de vaccination qu'elles développent en direction des PVD. Tout en s'interrogeant sur l'efficacité de cette politique, il souligne qu'elle est loin de résoudre les importants problèmes de santé auxquels les populations de ces pays sont confrontées et qu'elle ne devrait pas servir à se donner bonne conscience.

Un colloque organisé par les verts au Parlement européen a permis une première confrontation entre les défenseurs de la vaccination et ses détracteurs. Parmi les premiers figurait le docteur Luc Hessel (Aventis Pasteur) qui a estimé que les vaccinations permettent d'éviter 3 000 000 de morts et 800 000 handicapés par an. Il a regretté que l'attention se focalise aujourd'hui davantage sur les effets secondaires des vaccinations au risque d'assister à un relâchement de la "vigilance vaccinale" et à la résurgence de certaines maladies. Pour lui, comme pour le docteur John Clements (OMS), il est primordial de maintenir et même d'étendre la couverture vaccinale partout dans le monde. Plusieurs médecins ont en revanche mis en doute l'efficacité des vaccins. Ainsi le docteur Gerhard Buchwald (Ärztlichen Berater des Schutzverbandes für Impfgeschädigte) a cité une enquête menée par l'OMS en Allemagne de 1968 à 1979 sur les effets d'une campagne de vaccination au BCG, qui concluait que non seulement il n'avait eu aucun effet protecteur mais que l'incidence de la tuberculose s'était accrue dans les régions concernées. Quant au déclin de la tuberculose en Allemagne, il coïnciderait en fait avec le début de la filtration de l'eau potable. Le biologiste français Michel Georget a expliqué que la variole n'a pas été éradiquée par une vaccination de masse mais par l'isolement des malades. Il s'inquiète de trois dangers spécifiques liés aux vaccins: (1) leur contamination potentielle par des virus, parfois indécelables (il a cité le virus de l'hépatite B transmis à des milliers de soldats américains lors de l'injection du vaccin contre la fièvre jaune, le virus SV40 transmis dans les années 70 par un vaccin anti-polio); (2) des risques de dérèglements cellulaires liés à la présence de fragments d'ADN dans certains vaccins recombinés ; (3) l'emploi d'additifs toxiques tels que l'aluminium ou le mercure. Le médecin belge Kris Gaublomme a fait état de nombreux cas de maladies auto-immunes apparues après une vaccination et le docteur Paul Shattuck (directeur de l'unité de recherche sur l'autisme à l'Université de Sunderland au Royaume-Uni) a évoqué un lien "plus que probable" entre la vaccination ROR (rougeole-oreillons, rubéole) et une augmentation spectaculaire des cas d'autisme aux Etats-Unis, en Irlande et au Royaume-Uni.

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