Luxembourg, 15/04/2002 (Agence Europe) - Le Conseil Affaires générales a adopté, lundi à Luxembourg, les conclusions suivantes sur l'immigration clandestine: "Le Conseil s'est penché sur la question du contrôle des frontières extérieures de l'UE, et en particulier des contrôles aux frontières maritimes, eu égard à l'augmentation de l'immigration clandestine sur les côtes des Etats membres. Pleinement conscient de la gravité de la situation, le Conseil souligne l'absolue nécessité d'obtenir, de la part des pays d'origine et de transit de ces flux d'immigration, une coopération effective dans la lutte contre l'immigration clandestine et la traite des êtres humains, et les graves violations des droits de l'homme résultant de cette traite. L'UE s'emploiera à accroître la rapidité et l'efficacité de son action. Cette action doit consister en une approche intégrée, assurant une coordination appropriée entre la politique en matière de migration et l'utilisation optimale de tous les instruments disponibles dans le cadre des relations extérieures de l'Union. A cet égard, le Conseil se félicite de l'intention des membres de la Commission concernés d'organiser, dans les meilleurs délais, une réunion ad hoc à haut niveau afin d'examiner ces questions. L'immigration clandestine et la traite des êtres humains par mer sont particulièrement préoccupantes, en ce sens qu'elles mettent en danger la vie d'un grand nombre de personnes en détresse. Toute action qui permettrait d'enrayer ces phénomènes devrait se voir attribuer un caractère prioritaire. Le Conseil demande que soient rapidement mises en œuvre les mesures prévues dans le plan global de lutte contre l'immigration clandestine et la traite des êtres humains dans l'UE qui a été adopté le 28 février 2002. A cet égard, le Conseil (Justice et Affaires intérieures: NDLR) examinera le problème spécifique de l'immigration clandestine et de la traite des êtres humains par mer lors de sa session des 25 et 26 avril 2002. Le Conseil invite le Comité des représentants permanents à examiner d'urgence ces questions et à envisager toutes les mesures qui pourraient être prises et appliquées".