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Bulletin Quotidien Europe N° 8192
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/eurogroupe

Les ministres des Finances sont optimistes sur les perspectives de croissance malgré l'augmentation des prix pétroliers

Oviedo, 15/04/2002 (Agence Europe) - Les ministres européens des Finances ont constaté des signes de reprise économique pour 2002, avec un taux de croissance de l'ordre de 1,5% en Europe, et ont minimisé l'impact économique des fluctuations des prix du pétrole, lors de leur réunion informelle à Oviedo. Ils ont salué l'accord conclu en mars par le gouvernement allemand, les Länder et les communes qui devrait permettre à l'Allemagne de respecter ses engagements budgétaires pour 2004, et entendu pour la première fois la nouvelle ministre portugaise de l'Economie, Manuela Ferreira Leite.

« Le pire est derrière nous », a déclaré le Commissaire Solbes, à l'issue de la réunion de l'Eurogroupe « élargie » au Royaume-Uni, à la Suède et au Danemark, vendredi après-midi. « La Commission s'attend à une croissance de 1,5% en 2002. C'est un chiffre relativement proche de celui de l'année dernière, mais différent en termes de tendance: en 2001, il s'agissait d'une phase de ralentissement, alors qu'en 2002 il s'agit d'une phase de croissance. Nous devrions aboutir à un rythme annuel de croissance de 2,5 ou 2,75%, pour rejoindre nos prévisions de novembre dernier, avec un taux de 3% en 2003», a-t-il indiqué, en anticipant les prévisions de printemps qui seront présentées dans deux semaines.

Cette « légère reprise » s'explique, a commenté Pedro Solbes, « par des facteurs endogènes tels que la reconstitution des stocks, la solution des problèmes liés à l'investissement dans le secteur des technologies de l'information, et est aidée par des taux d'intérêts bas et des stimulations politiques aux Etats-Unis, et par le rôle des stabilisateurs économiques en Europe ». « L'économie de l'UE et des Etats-Unis est en phase de reprise, accompagnée par des signes modestes de non-détérioration au Japon », a remarqué le président du Conseil, Rodrigo Rato, qui a toutefois insisté sur « les risques que représentent le déséquilibre extérieur aux Etats-Unis», les restrictions aux échanges et l'augmentation des prix pétroliers.

« La volatilité des prix du pétrole a introduit des éléments de risque, mais avec des prix restant dans la fourchette de 22 à 28 dollars le baril, fixée par l'OPEP, nous nous attendons à ce que ces risques soient compensés par d'autres facteurs positifs » comme la reprise aux Etats-Unis, a déclaré Pedro Solbes, en espérant que les pays producteurs continueront à agir « de manière responsable». Une augmentation de prix du baril de 5 dollars amènerait une augmentation du taux d'inflation de 0,5% et une baisse de la croissance de 0,22%, a indiqué le Commissaire Solbes. « Il ne devrait pas y avoir de problème si la fourchette de prix 22/28 dollars le baril est maintenue, mais nous devons rester vigilants », a renchéri M. Rato, en estimant que les derniers événéments au Venezuela ne devraient pas avoir un impact majeur dans ce domaine.

M. Rato a insisté en outre sur la nécessité de respecter les engagements en termes de modération salariale et d'accroître la flexibilité des marchés dans le cadre des réformes définies au Sommet de Barcelone. Refusant de commenter les négociations salariales en cours en Allemagne, il a toutefois rappelé qu'il « existe une position commune des gouvernements » et que « les salaires doivent s'inscrire dans le cadre de la stabilité. » « L'évolution salariale doit suivre l'évolution de la productivité », a ajouté M. Solbes.

Les ministres ont entendu « l'importante nouvelle » communiquée par le ministre Hans Eichel (absent de la réunion de l'Eurogroupe), à propos de l'accord conclu le 21 mars par le gouvernement allemand, les Länder et les communes et qui « permettra de donner suite aux engagements pris par l'Allemagne lors du Conseil Ecofin de février», a indiqué Rodrigo Rato. Cet accord prévoit que les 16 Länder (accusés d'être responsables du déficit public de 2,7% enregistré par l'Allemagne en 2001) devront limiter la croissance de leurs dépenses de 1% en 2003 et 2004, et que l'Etat fédéral réduira ses dépenses de 0,5% en 2003 et 2004.

« Nous avons accueilli notre collègue portugaise, qui a présenté ses intentions visant à maintenir le cap de la stabilité », a commenté Rodrigo Rato. Mme Ferreira Leite devrait préciser la politique du nouveau gouvernement lors du Conseil Ecofin du 7 mai, après la présentation de son plan au Parlement portugais, a-t-il précisé. La ministre portugaise avait déclaré la semaine dernière que le déficit du Portugal pourrait « être clairement au-dessus des 3% du PIB en 2001 », contrairement au chiffre de 2,6% annoncé par son prédécesseur socialiste. « Il y a des contacts techniques entre la Commission et le gouvernement portugais », a indiqué le Commissaire Solbes, selon qui « il y a au Portugal une augmentation du déficit, mais qui ne nous cause pas de soucis particuliers. Il sera plus important que prévu, mais en restant en deçà de la barre des 3% ».

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