Oviedo, 15/04/2002 (Agence Europe) - Le Conseil Ecofin informel a préparé la position européenne qui sera défendue par le président du Conseil, Rodrigo Rato, lors de la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs de banques centrales du G7 et de la réunion du FMI, dans une semaine. Dans mes interventions, a dit M. Rato, je ferai notamment part des préoccupations des Quinze pour la situation en Argentine et plaiderai pour la conclusion d'un accord entre l'Argentine et le FMI, a-t-il indiqué. Cet accord devra se traduire par le lancement de réformes économiques viables et durables, la mise en place d'un cadre économique transparent propre à rassurer les investisseurs et l'assainissement budgétaire, a-t-il fait valoir. « La coordination entre la Banque mondiale et le FMI doit permettre d'explorer toutes les voies possibles d'un assainissement techniquement viable pour l'Argentine », a-t-il précisé.
Le président du Conseil devrait dresser par ailleurs un tableau de la situation économique européenne depuis l'introduction de l'euro et présenter le suivi des engagements pris par l'UE lors de la Conférence de Monterrey sur le financement du développement, ainsi que la position européenne à propos de la dette des Etats (dette souveraine). L'Europe plaidera pour une grande implication du secteur privé dans la restructuration de la dette, a indiqué une source de la Présidence espagnole.
A Oviedo, le débat sur la représentation de l'UE dans les instances du FMI a peu progressé. « Nous souhaitons que le Comité financier aborde cette question afin de dégager un consensus », a déclaré Rodrigo Rato, en espérant que la coordination des positions des Etats membres se développe, à l'exemple des positions prises sur l'Argentine et la dette des Etats. Le Conseil Ecofin souhaite poursuivre cette réflexion aussi dans la perspective des travaux de la Convention européenne, a-t-il précisé.
« La Commission soutient le consensus développé par le Conseil Ecofin notamment sur la gestion de la dette et a réitéré son souhait que l'UE obtienne une « chaise unique » au FMI, même si cela ne pourra pas se faire du jour au lendemain », a commenté Pedro Solbes. En attendant, a-t-il précisé, « la coordination doit être facilitée à travers un certain nombre de mécanismes. Cette tâche sera encore plus complexe après l'élargissement, nous considérons donc que le Conseil doit utiliser la méthode communautaire autant que possible ». La constitution d'un bureau européen et d'un représentant unique au Conseil du FMI améliorerait la visibilité et l'influence de l'Europe, avait-il fait valoir lors de son intervention au Conseil.