Bruxelles, 28/09/2000 (Agence Europe) - L'élu européen du Partido Popular Gerardo Galeote Quecedo a indiqué à l'agence EFE que la déclaration condamnant le terrorisme de l'ETA présentée par lui-même et quatre autres eurodéputés espagnols, avait déjà recueilli 316 signatures, alors qu'il en fallait 314 pour qu'elle puisse être considérée adoptée et être transmise aux intéressés . La déclaration rejette le dialogue avec ceux qui exécutent, justifient ou tolèrent des actes terroristes, raison pour laquelle les élus de trois partis nationalistes - Partido Nacionalista Vasco, Eusko Alkartasuna et Bloque Nacionalista Gallego - ne l'ont pas signée (voir dans EUROPE du 22 septembre, pages 5 et 6, le débat en plénière sur les attentats de l'ETA).
La déclaration permettra d'"ouvrir le processus législatif visant à créer un mandat de recherche et d'arrêt européen", et le commissaire européen Antonio Vitorino devra en tenir compte et faire des propositions dans ce sens, a dit M.Galeote, en rappelant que la résolution demande aux institutions de l'UE d'adopter des mesures efficaces de lutte contre le terrorisme, et en particulier un mandat européen de recherche et d'arrêt. Alors que le Règlement du PE prévoit un délai de trois mois pour adopter de telles déclarations, les signatures nécessaires ont été recueillies en une semaine, a-t-il souligné, par ailleurs.
Le 27 septembre, la présidente du Parlement européen Nicole Fontaine, en visite officielle en Espagne, a participé à Madrid à une cérémonie à la mémoire des victimes de l'ETA, à côté, en particulier, du premier ministre espagnol José Maria Aznar et de la présidente du Congrès des députés, Luisa Fernanda Rudi. Lors de cette cérémonie, qui s'est déroulée dans la salle des pas perdus du Congrès, Mme Fontaine a prononcé un discours dans lequel elle a affirmé que les Espagnols ne sont pas seuls dans leur lutte contre le terrorisme, car chaque fois que le terrorisme tue en Espagne, c'est toute l'Union européenne qui est menacée dans ses principes les plus fondamentaux.