Bruxelles, 28/09/2000 (Agence Europe) - Pour améliorer la capacité d'intervention de la Communauté en cas de catastrophe naturelle, technologique ou environnementale à l'intérieur ou à l'extérieur de la Communauté, la Commission européenne propose d'instituer un mécanisme communautaire garant d'une efficacité accrue des interventions de protection civile en cas d'urgence. Ce mécanisme vise une mobilisation coordonnée des ressources opérationnelles existant dans les Etats membres tout en laissant au pays qui sollicite l'aide l'entière responsabilité des mesures à mettre en oeuvre. Ce mécanisme repose sur quatre éléments:
recensement préalable des moyens d'intervention sur la base des informations notifiées par les Etats membres à la Commission concernant les équipes d'intervention disponibles dans les deux à quatre heures suivant la survenue de la catastrophe et pouvant être mobilisées ;
développement, par la Commission, d'un programme de formation destiné à accroître la capacité de réaction des équipes en exploitant au mieux leurs complémentarités. Ce programme comprendra des formations et des exercices communs, qui permettront aux différentes équipes de se connaître et de détacher des personnes auprès d'une équipe d'un autre Etat membre;
mise en place d'équipes d'évaluation et de coordination capables d'être déployées immédiatement sur les lieux et de déterminer rapidement les ressources les plus appropriées au cas d'espèce ;
mise en place d'un système commun de communication performant entre les autorités administratives de protection civile dans les Etats membres et les services compétents de la Commission.
La description de ce mécanisme, auquel les pays candidats à l'adhésion à l'Union sont invités à participer, fait l'objet d'une communication, assortie d'une proposition au Conseil et au Parlement, adoptée mercredi par le collège sur initiative conjointe des Commissaires Margot Wallström (Environnement) et Michel Barnier (politique régionale). Il représente la réponse de la Commission aux préoccupations exprimées par les citoyens de l'Union suite à une série de catastrophes (tremblement de terre en Turquie, pollution d'hydrocarbures suite au naufrage de l'Erika au large des côtes bretonnes, tempêtes dévastatrices dans plusieurs Etats membres, pollution au cyanure dans la région du Danube, explosion de matériel pyrotechnique aux Pays-Bas) qui ont causé à l'Union des pertes énormes, coûté la vie à plusieurs centaines de personnes et démontré la nécessité de canaliser les efforts de solidarité dont les Etats membres ont fait preuve, mais dans la confusion. La proposition de la Commission, fondée sur l'article 308 du Traité d'Amsterdam et 203 du Traité Euratom, devrait être discutée au Conseil le 6 octobre prochain.