La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, tout comme la vice-ministre chypriote pour les Affaires européennes, Marilena Raouna, au nom de la Présidence du Conseil de l’UE, et de nombreux députés européens ont plaidé, mercredi 29 avril, pour une solution diplomatique à la guerre au Moyen-Orient.
« Nous souhaitons tous que les cessez-le-feu tiennent au Liban et en Iran, avec comme objectif ultime de rétablir la paix et la stabilité par des moyens diplomatiques », a résumé Mme von der Leyen lors d'un débat en session plénière à Strasbourg, sans détailler les moyens employés. Et d’ajouter : « Notre objectif commun est que soit mis un terme durable à cette guerre. Cela inclut le rétablissement d’une liberté de navigation totale, permanente et sans péages dans le détroit d'Ormuz ».
« La diplomatie demeure la seule voie viable pour rétablir la stabilité. L’UE continuera de contribuer à tous les efforts diplomatiques, conformément à son rôle constant et fiable, en s’appuyant sur son influence diplomatique, son expérience et ses partenariats de longue date », a promis Mme Raouna devant les députés. Elle a également mis en avant la nécessité d’une liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, rappelant le rôle « crucial » de l'opération de l’UE ASPIDES en mer Rouge.
« L’appel lancé doit être de mettre fin le plus vite possible au conflit en Iran, à Gaza, au Liban », a souligné le coprésident de La Gauche, Martin Schirdewan (allemand), regrettant que Mme von der Leyen n’ait eu « aucune parole critique contre Trump ou Netanyahou ». « L'Europe doit défendre la paix, la stabilité et la justice au Moyen-Orient. Nous devons protéger nos sociétés face à des dirigeants comme Trump », a souligné Bas Eickhout (Verts/ALE, néerlandais).
Au nom de l’ECR, Nicola Procaccini (italien) a estimé que « la guerre rappelait que notre liberté n’est pas acquise, mais est un prêt, si l'on reste otage des autres ». Il a appelé à l’indépendance économique de l’UE.
Iratxe García Pérez (S&D, espagnole) a dénoncé le silence de Mme von der Leyen quant à la situation au Liban. « Face à cette réalité, l'UE ne peut pas se contenter d'être spectatrice, elle doit etre garante du droit international, de la démocratie et de la paix », a-t-elle plaidé.
Les eurodéputés ont également débattu, dans la soirée, de la situation au Liban. (Camille-Cerise Gessant)