Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont salué, mardi 27 janvier, la conclusion de l’accord de libre-échange entre l’UE et l’Inde, qu’elles considèrent comme un compromis équilibré entre ouverture commerciale et protection de l’agriculture européenne (EUROPE 13795/1).
L’accord améliore l’accès au vaste marché indien pour certains produits agroalimentaires européens grâce à une baisse significative des droits de douane tout en excluant de la libéralisation les secteurs les plus sensibles. Le Copa-Cogeca réaffirme l’importance du respect des normes sanitaires, de production et de durabilité, ainsi que de la réciprocité des normes. Il appelle à une finalisation rapide de l’accord sur les indications géographiques.
Le Comité européen des entreprises du vin (CEEV) s’en félicite également, estimant que l’Inde représente un marché alternatif majeur encore largement sous-exploité. L’accord prévoit une baisse immédiate de 50% des droits de douane, puis un plafonnement à 30 ou 20%, selon la gamme de prix, dans un délai de sept ans.
Selon spiritsEUROPE, la réduction des droits de douane de 150 à 40% pour les spiritueux ouvrira la voie à une croissance à long terme, à la création de nouveaux emplois tout le long de la chaîne de valeur et offrira aux consommateurs indiens un plus large choix grâce à une offre complémentaire.
En revanche, l’organisation Eucolait regrette l’exclusion apparente du secteur laitier du champ d'application de l’accord. En l’absence des textes juridiques définitifs, les produits laitiers ne semblent pas bénéficier d’un meilleur accès au marché indien, ce qui constitue, selon Eucolait, une occasion manquée majeure pour l’industrie laitière européenne. (Lionel Changeur)