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Bulletin Quotidien Europe N° 13794
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POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

Les ministres de l’Énergie des pays de la Mer du nord s’engagent à produire 100 GW d’énergie éolienne offshore via des projets conjoints

Les pays européens de la Mer du Nord, réunis lors d’un sommet à Hambourg, lundi 26 janvier, se sont accordés sur la production de 100 GW d’énergie éolienne offshore via des projets conjoints d'énergie propre, pouvant prendre la forme de parcs éoliens en mer directement connectés à plusieurs pays par des interconnexions.

Cet engagement fait partie de la déclaration de Hambourg signée par les ministres de l'Énergie de Belgique, du Danemark, de France, d'Allemagne, d'Irlande, du Luxembourg, des Pays-Bas, de Norvège et du Royaume-Uni.

En 2023, à Ostende, les pays de la mer du Nord s’étaient engagés à construire 300 GW d’éoliennes offshore en mer du Nord d’ici 2050, en réponse à l’invasion de la Russie en Ukraine et à l’instrumentalisation des ressources énergétiques de l’Europe (EUROPE 13168/14). Avec cette nouvelle déclaration, les signataires souhaitent donc développer jusqu’à un tiers de cet objectif (100 GW), par le biais de projets de coopération.

La déclaration salue, comme première étape, « les plans existants des gestionnaires de réseaux de transport (GRT) et des développeurs de projets visant à mettre en œuvre des projets de coopération allant jusqu’à 20 GW dans les années 2030 ».

Réseaux. La déclaration met aussi l’accent sur la planification et la coordination transfrontalière pour le développement des réseaux au niveau du bassin maritime.

Les signataires saluent, entre autres, le nouveau paquet européen pour les réseaux, présenté le 10 décembre dernier, en particulier les mesures visant à simplifier et accélérer les procédures d’octroi de permis pour toutes les infrastructures de réseau et de projets d’énergie renouvelable, de stockage et de stations de recharge (EUROPE 13773/11).

Cadre de financement. La déclaration rappelle qu’une approche coordonnée au niveau du bassin maritime, y compris les liaisons avec le Royaume-Uni et les îles Anglo-Normandes, implique « des accords de financement volontaires et convenus au niveau national, ainsi que des principes de partage des coûts et des avantages mutuellement acceptés, entre les pays hôtes et les pays potentiellement non hôtes ».

Pour répondre à ces besoins, les signataires disent œuvrer à la création du cadre de financement offshore (OFF) pour les projets de coopération.

Ce cadre s'appuiera notamment sur celui des réseaux transeuropéens d'énergie (RTE-E) et l'identification de projets d'intérêt commun et des projets d'intérêt mutuel, « afin de soutenir la planification et le financement coopératifs des projets s'inscrivant dans les ambitions de coopération en matière d'éolien offshore en mer du Nord ».

Hydrogène. Les pays signataires soulignent en outre la nécessité d’une stratégie à long terme pour combiner les projets éoliens et hydrogène offshore en mer du Nord, « là où cela est rentable et apporte une valeur ajoutée au système énergétique ».

Ils invitent donc, d’ici le prochain sommet, les Réseaux d'hydrogène pour les mers du Nord (HyNOS) et la Collaboration des gestionnaires de réseaux de transport offshore (OTC), à élaborer une 'feuille de route' pour la planification conjointe et coordonnée des réseaux énergétiques offshore.

Sécurité. Un accent est également mis sur la sécurité maritime et la cybersécurité des infrastructures énergétiques, avec davantage de planification en matière de sécurité et de la gestion des crises.

« Nous devons renforcer notre coopération et améliorer la collaboration entre les opérateurs et les autorités de sécurité grâce à des exercices conjoints plus fréquents », a ainsi soutenu la ministre allemande de l’énergie, Katherina Reiche, lors d’une conférence de presse.

Pacte conjoint d'investissement. En outre, les pays ont signé un Pacte conjoint d'investissement dans l'éolien en mer du Nord avec l'industrie éolienne et les gestionnaires de réseaux de transport (GRT) des réseaux d'électricité et d'hydrogène, avec en ligne de mire le prochain accord tripartite sectoriel de l'UE sur l'éolien offshore et les réseaux électriques.

L’Allemagne, la Belgique, le Danemark, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont aussi signé une déclaration d'intention visant à débloquer les projets transfrontaliers d'électricité en mer, en mettant l'accent sur la planification conjointe, le partage des coûts et les accords de marché pour accélérer la réalisation.

Parc éolien de Bornholm. Ce sommet a aussi été marqué par la signature d’une déclaration d'intention conjointe entre le Royaume-Uni et l'Allemagne, et d’un accord entre le Danemark et l’Allemagne sur le partage des coûts au développement du parc éolien de Bornholm ('Bornholm Energy Island'). Les ministres danois et allemand devront collaborer dans les prochains mois pour mener à bien l’appel d'offres.

En tant que projet faisant partie des 'Autoroutes de l’énergie' présentées par la Commission européenne, le commissaire européen à l’Energie, Dan Jørgensen, s’est félicité de cette avancée.

« À l'heure où certains préfèrent revenir aux énergies fossiles et tourner le dos à l'énorme potentiel de l'éolien offshore et des énergies renouvelables, l'Europe reste ferme dans son choix d'une énergie propre produite localement », a-t-il salué.

Pour voir les déclarations : https://aeur.eu/f/kf7 (Pauline Denys)

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