La France, l'Espagne et le Portugal ont formalisé, lundi 26 janvier en marge du Conseil 'Affaires générales', une coalition visant à mieux prendre en compte les intérêts des régions ultrapériphériques (RUP) alors que la Commission européenne prépare une stratégie spécifique pour ces territoires pour 2026 (EUROPE 13755/18).
« L'objectif est de sensibiliser les États membres de l'UE et la Commission à une prise en compte spécifique de ces régions dans l'élaboration et la mise en œuvre des législations européennes », a-t-on indiqué dans l'entourage du Secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Benjamin Haddad.
En novembre dernier, les autorités françaises avaient formulé une trentaine de mesures de simplification des règles affectant les RUP afin d'accroître la compétitivité, de faciliter les relations commerciales avec l’environnement immédiat et d'accompagner la transition écologique dans des secteurs divers (agriculture, pêche, douanes, aides d’État, innovation, énergie).
Une mesure phare suggère la création d'un mécanisme d’adaptation des règles de protection de la santé et des consommateurs et de conditions de marquage CE pour faciliter la circulation des produits alimentaires et non alimentaires.
La Commission prépare également une initiative 'omnibus' de simplification des règles de l'UE spécifique pour les régions ultrapériphériques.
Macro-région Méditerranée. À son arrivée au Conseil 'Affaires générales', le secrétaire d'État espagnol aux Affaires européennes, Fernando Sampedro, a plaidé pour un financement adéquat des RUP dans le futur cadre financier pluriannuel (CFP) 2028-2034.
Rappelant que le Conseil européen avait, fin 2025, approuvé la mise en chantier de la macro-région Atlantique, il a plaidé pour une initiative analogue visant à mettre sur pied une macro-région Méditerranée. (Mathieu Bion)