login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13710
Sommaire Publication complète Par article 17 / 34
ACTION EXTÉRIEURE / Proche-orient

L’UE déplore l’offensive israélienne sur la ville de Gaza

La Haute Représentante de l'UE a dénoncé, mardi 16 septembre, l'offensive terrestre d'Israël à Gaza, estimant que cela « aggravera une situation déjà désespérée ». « Cela entraînera plus de morts, plus de destruction et plus de déplacements », a-t-elle souligné sur X. Mardi, avant l'aube, l'armée israélienne a annoncé le lancement d'une offensive terrestre majeure à Gaza-ville.

« Nous avons clairement indiqué qu'(une intervention militaire) aggraverait la situation humanitaire déjà catastrophique et mettrait en danger la vie des otages. Il est grand temps de briser le cycle de la violence, de la destruction et de la souffrance, et cela doit cesser maintenant », a souligné le porte-parole du Service européen pour l'action extérieure Anouar El Anouni devant les médias.

Interrogé sur le fait qu’une commission d'enquête internationale indépendante de l'ONU était arrivée « à la conclusion qu'un génocide se produi(sai)t à Gaza et continu(ait) de se produire », il a rappelé que le fait de déterminer si des crimes internationaux, y compris le génocide, avaient été commis ou non, « relevait de la compétence des juridictions nationales ainsi que des cours et tribunaux internationaux éventuellement compétents ». « La qualification juridique d'un acte de génocide requiert l'établissement des faits et une constatation de droit », a-t-il ajouté.

À son arrivée au Conseil des Affaires générales, le même jour, le secrétaire d'État allemand, Gunther Krichbaum, a estimé qu’il ne s’agissait « pas de génocide, même si [la situation de] l'aide humanitaire à la population de Gaza reste profondément préoccupante ».

Propositions de sanctions ce mercredi. La Commission européenne présentera ce mercredi les mesures annoncées par sa présidente, Ursula von der Leyen, dans son discours sur l’état de l’Union (EUROPE 13706/1). Il s’agit de la suspension de la partie commerciale de l’accord d’association UE/Israël, de sanctions visant des ministres israéliens extrémistes et des colons violents et de la suspension du soutien bilatéral de la Commission à Israël.

Selon Mme Kallas, ces mesures ont pour objectif de faire pression sur le gouvernement israélien pour qu'il change de cap concernant la guerre à Gaza. « Suspendre les concessions commerciales et imposer des sanctions aux ministres extrémistes et aux colons violents signalerait clairement que l'UE exige la fin de cette guerre », a-t-elle ajouté sur X.

Gunther Krichbaum a déjà annoncé que l'Allemagne ne soutiendrait pas la suspension de la partie commerciale de l’accord d’association, « parce que nous sommes convaincus que nous frapperions les mauvaises personnes ». Il a précisé que son gouvernement était en contact avec le gouvernement israélien. « On a souvent le sentiment d'être entendu, mais pas compris. Et nous devons maintenir la pression sur eux », a-t-il expliqué. 

Le secrétaire d'État espagnol, Fernando Sampedro, a espéré, pour sa part, que les mesures que la Commission présentera ce mercredi pourront être adoptées « au plus vite ». La suspension d'une partie de l'accord d'association nécessite la majorité qualifiée et les sanctions contre des personnalités l'unanimité.

Par ailleurs, le gouvernement luxembourgeois devrait reconnaître, la semaine prochaine, l’État de Palestine. (Camille-Cerise Gessant avec Solenn Paulic)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
Invasion Russe de l'Ukraine
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
SOCIAL - EMPLOI
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES
CORRIGENDUM