L’Union pour la Méditerranée (UpM) a estimé, dans un rapport publié vendredi 12 septembre, que l'intégration économique dans la région euro-méditerranéenne accusait un retard, en dépit du potentiel de croissance et de développement durables.
Ce rapport, publié en collaboration avec l’OCDE, explique que si les flux commerciaux entre les États de l'UpM représentaient 30% de l'ensemble des exportations mondiales en 2022, le marché euro-méditerranéen restait très fragmenté. « En 2023, la reprise du commerce intra-UpM est manifeste, les pays de l'UpM échangeant près de deux fois plus entre eux qu'avec le reste du monde, pour un total de plus de 4 400 milliards de dollars américains », précise le document.
L'intégration régionale reste en deçà de son potentiel en raison de difficultés persistantes dans la circulation des biens, des services, des capitaux, des personnes et des technologies. De plus, les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient perturbent les chaînes d'approvisionnement, la sécurité énergétique et les prix.
Selon le rapport, la transition verte offre de nouvelles possibilités, de même que l'amélioration de la connectivité des infrastructures et l'évolution des modèles de mobilité des personnes. « En modernisant les accords commerciaux, en développant les marchés de capitaux et en investissant dans la connectivité et les énergies vertes, les pays de l’UpM peuvent stimuler une croissance et une prospérité plus fortes », selon le secrétaire général de l’OCDE, Mathias Cormann.
La migration intra-UpM ayant augmenté de 6% entre 2021 et 2024, le rapport note la reconnaissance croissante de la nécessité d'une meilleure gestion des schémas de migration.
Voir le rapport : https://aeur.eu/f/ig5 (Camille-Cerise Gessant)