La Haute Représentante de l’UE, Kaja Kallas, a annoncé, mardi 15 juillet, que l’UE allait envoyer, le jour même, une lettre aux autorités géorgiennes concernant le respect des conditions du régime d’exemptions de visas.
« Nous allons envoyer (ce mardi) une lettre à la Géorgie concernant le régime d'exemption de visas. La Géorgie a certaines conditions à respecter et, si elles ne sont pas respectées dans le délai imparti, nous devrons suspendre le régime d'exemption de visas », a expliqué Mme Kallas à son arrivée au Conseil des Affaires étrangères, au cours duquel la situation dans le pays a été discutée.
La Haute Représentante a donné jusqu'à fin août à Tbilissi pour se conformer aux huit recommandations adressées dans le septième rapport sur le mécanisme de suspension des visas (EUROPE 13541/9). Parmi ces recommandations figure « l'obligation du gouvernement géorgien de garantir et de défendre la protection des droits fondamentaux de tous les citoyens géorgiens, notamment les libertés d'association, de réunion et d'expression, le droit à la vie privée, le droit de participer aux affaires publiques, ainsi que l'interdiction de la discrimination ».
« Sept leaders de l'opposition sur huit ont été emprisonnés. Cela ne correspond pas vraiment » à ce point, a noté Mme Kallas. « Nous ne voulons pas nuire au peuple géorgien, et la suppression du régime d'exemption de visa a un impact réel sur lui. Mais il en va aussi de la crédibilité de l'UE », a-t-elle justifié.
L’UE avait déjà décidé, fin janvier, de durcir la délivrance de visas pour les diplomates et fonctionnaires géorgiens (EUROPE 13566/7). (Camille-Cerise Gessant)