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Bulletin Quotidien Europe N° 13681
ACTION EXTÉRIEURE / Proche-orient

Les pays de l'UE attendent des actions « plus concrètes » d'Israël pour améliorer la situation humanitaire à Gaza

La Haute Représentante de l'UE, Kaja Kallas, a affirmé, mardi 15 juillet, à l'issue du Conseil 'Affaires étrangères' tenu à Bruxelles, que des signes d'améliorations de la situation humanitaire dans la bande de Gaza étaient perceptibles.

« Nous constatons des signes positifs : davantage de camions et de fournitures atteignent Gaza. Davantage de points d’entrée sont ouverts et nous voyons également des réparations sur les installations électriques », a déclaré Mme Kallas à l'issue du Conseil.

Toutefois, des actions « plus concrètes » d'Israël sont attendues par les Vingt-sept dans le cadre du dialogue « constructif » sur l'aide humanitaire annoncé le 10 juillet entre l'UE et l'État hébreu (EUROPE 13678/27).

« L’Union européenne suivra de près la manière dont Israël mettra en œuvre cette entente commune », a averti la Haute Représentante.

Mme Kallas a souligné que la situation sur le terrain restait « intenable » et a précisé qu'une évaluation bimensuelle avait été convenue avec les États membres. « Si la situation ne s’améliore pas, les États membres sont également prêts à envisager les prochaines étapes. (...) Ce n’est pas une question de compter chaque camion, mais plutôt d’évaluer si des améliorations tangibles sont réellement observées sur le terrain », a-t-elle souligné.

Selon des chiffres du 12 juillet de l’Organisation mondiale de la santé, 2 229 personnes sont mortes à Gaza en juin, et 1 379 en juillet. En outre, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), un afflux massif de victimes lié aux sites de distribution d’aide, organisé ces dernières semaines par l'intermédiaire de l'organisation privée Fondation humanitaire de Gaza (EUROPE 13651/27), a submergé le système de santé. « L’ampleur et la fréquence de ces incidents sont sans précédent », rapportait le CICR dans un communiqué, le 8 juillet dernier.

Pas d’avancées sur les options concernant l’accord d’association avec Israël. À l’issue du Conseil, la Haute Représentante de l’UE a annoncé qu’elle avait présenté aux ministres un inventaire des différentes mesures qui pourraient être prises dans le cadre de l'examen de l’accord d’association (EUROPE 13679/13). « Nous avons donc eu une discussion à ce sujet et ce sont les États membres qui doivent faire des choix. Nous garderons ces options sur la table et nous nous tenons prêts à agir, si Israël ne respecte pas ses engagements », a-t-elle expliqué. Et d’ajouter : « L'objectif n'est pas de punir Israël. L'objectif est d'améliorer réellement la situation à Gaza ».

Selon une source européenne, les positions des États membres lors de la discussion étaient semblables à celles exprimées précédemment.

À leur arrivée au Conseil, les ministres s’étaient montrés désunis sur les mesures à prendre. « Il ne s'agit pas de prendre parti, mais de défendre le droit international et les règles de l'UE », avait expliqué le ministre espagnol, José Manuel Albares Bueno. Il avait ainsi plaidé pour la suspension de l'accord d'association, « au moins tant que durera la guerre », pour instaurer un embargo sur les ventes d'armes à Israël, pour continuer à sanctionner ceux qui s'opposent à la solution à deux États et pour le respect des réglementations en matière d’étiquetage des produits qui proviennent des territoires occupés.

Son homologue slovène, Tanja Fajon, avait estimé que l’UE devait utiliser tous les moyens à sa disposition pour empêcher la poursuite de la guerre et le « massacre de civils », soutenant toutes les mesures proposées, y compris la suspension de l'accord. Mme Fajon avait précisé qu’en cas de non-décision européenne, son pays pourrait prendre des mesures au niveau national telles qu’un embargo sur les armes et une interdiction des importations de produits des colonies israéliennes illégales.

Le ministre tchèque, Jan Lipavský, quant à lui, avait estimé qu’il ne fallait pas envisager une quelconque restriction de l'accord d'association. « Au contraire, j'imagine que nous pourrions réunir le Conseil (d’association) et en discuter. Si l'un des États membres souhaite aborder les questions des droits de l'homme, de Gaza ou de la situation humanitaire, il peut le faire » lors du Conseil, avait-il rappelé.

Conférence sur la solution à deux États fin juillet. Par ailleurs, le Français Jean-Noël Barrot a annoncé la tenue, les 28 et 29 juillet à New York, de la Conférence sur la solution à deux États. Celle-ci, initialement prévue à la mi-juin, avait été repoussée en raison du conflit entre Israël et l’Iran. (Camille-Cerise Gessant et Bernard Denuit)

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