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Bulletin Quotidien Europe N° 13681
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POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

Les eurodéputés demandent des comptes à la Commission européenne sur l’inclusion des crédits carbone internationaux dans l'objectif 2040

Au Parlement européen, les divergences persistent concernant l’objectif climatique 2040 de l'UE (EUROPE 13679/3), comme en témoigne le dernier débat en commission de l’Environnement sur le sujet, lundi 14 juillet. Toutefois, les inquiétudes se rejoignent quant à l’inclusion des crédits carbone internationaux.

Les députés Renew Europe, Verts/ALE et de La Gauche ont ainsi regretté que la Commission n’ait pas suivi l’avis du Conseil consultatif scientifique européen préconisant un objectif de 90% de réduction des émissions « domestiques ».

En effet, la Commission a décidé d’inclure la possibilité pour l’UE d’atteindre la cible en finançant des projets de réduction des émissions dans des pays tiers, par des crédits carbone internationaux encadrés par l’Accord de Paris. Ces crédits peuvent, selon la proposition de la Commission, contribuer à un maximum de 3% de l’objectif.

« Pourquoi avez-vous arrêté de suivre les avis scientifiques ? », a insisté Emma Wiesner (Renew Europe, suédoise).

À cette question, Kurt Vandenberghe, directeur général de la DG CLIMA, a répondu que le Conseil scientifique avait déclaré que le recours aux crédits internationaux « pouvait être une bonne chose ».

« Il le propose en complément de la réduction domestique de 90 à 95%. Nous l'avons proposé dans le cadre de la réduction de 90%, mais de manière très limitée », a-t-il justifié.

Peter Liese (PPE, allemand) s’est lui aussi interrogé sur la façon dont la Commission comptait s’y prendre pour assurer la qualité de ces crédits, tandis qu'Alexandr Vondra (CRE, tchèque) s’est irrité que celle-ci n’ait pas pu donner d’explication satisfaisante pour justifier le seuil de 3% de crédits carbone internationaux.

« Nous pensons qu’il s’agit d'un équilibre entre la responsabilité de réduire les émissions nationales et la contribution à l’effort mondial », a expliqué M. Vandenberghe.

Plus largement, il a expliqué qu’en entrant sur le marché mondial des crédits, l’Europe pourrait mieux définir les normes et contribuer à l’action climatique mondiale.

« En fin de compte, celui qui achète les crédits fixe également les exigences en termes de qualité, d’additionnalité et d’intégrité », a-t-il commenté.

 Lors du débat, les Verts/ALE et La Gauche se sont, une nouvelle fois, offusqués que le groupe d’extrême droite des Patriotes pour l’Europe se soit emparé du rapport du Parlement sur la cible 2040 alors « qu’il n’en veut pas ».

Les Patriotes, mais aussi le groupe CRE, ont fustigé la proposition dans son intégralité, soulignant notamment l’impact négatif qu’elle aura sur l’industrie à forte intensité énergétique en Europe. (Pauline Denys)

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