« Si les États-Unis maintiennent leur position et retirent environ 50 milliards de dollars, cela signifie que notre part atteindra 60% de l'aide [mondiale]. Nous ne serons pas en mesure de la remplacer (l’aide américaine, NDLR) », a déclaré le commissaire européen au Partenariats internationaux, Jozef Síkela, mardi 8 avril, lors d'un échange avec les députés membres de la commission du Développement (DEVE) du Parlement européen.
« Mais nous ne reviendrons pas sur nos propres engagements », a-t-il ajouté, insistant sur la responsabilité continue des Européens.
L'Union européenne et ses États membres fournissent déjà la plus grande part d'aide au développement à travers le monde. Environ 95,9 milliards d'euros ont été mobilisés en 2023, selon des chiffres publiés par le Conseil de l’UE en juin 2024, soit 42% de l’aide publique au développement (APD) mondiale.
Le commissaire européen a assuré que les délégations de l’UE étaient à pied d’œuvre pour évaluer les impacts du retrait de l''USAID' sur le terrain, en identifiant les besoins les plus urgents.
Les mécanismes de financement de l’Organisation mondiale de la santé, du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ('Global Fund') et du Fonds pour les pandémies font l’objet d’un suivi afin d’évaluer comment un retrait des États-Unis affecte leur fonctionnement, a précisé M. Síkela.
« Les résultats montrent déjà que la santé est un domaine particulièrement touché, avec des effets primaires, mais aussi secondaires », a-t-il affirmé. (Bernard Denuit)