Le commissaire européen à l’Énergie, Dan Jørgensen, a réitéré, mardi 8 avril, lors de l’événement 'EU Energy Summit' organisé par European Business Summit, que, pour encore quelques années, les importations d’énergies fossiles, dont le gaz naturel en provenance de pays comme les États-Unis, seront nécessaires pour la sécurité d’approvisionnement de l’UE.
Insistant sur le besoin de diversifier les approvisionnements, le commissaire a indiqué, que, dans le cadre de la crise énergétique, il fallait être « très reconnaissants, en particulier, envers la Norvège, les États-Unis et le Qatar de nous avoir fourni du gaz ». « S'ils ne l'avaient pas fait ces deux dernières années, nous n'aurions pas été en mesure de réduire notre dépendance comme nous l'avons fait », a-t-il insisté, faisant référence aux importations de gaz russe.
Il a également reconnu que la possibilité était réelle que l’UE importe davantage de gaz naturel liquéfié en provenance des États-Unis, mentionnant ses récents échanges avec des entreprises américaines (EUROPE 13598/13). Il a toutefois rappelé que la Commission ne pouvait pas se présenter en tant qu’acteur de marché, mais était en mesure de faciliter le commerce de gaz et d'aider politiquement à la diversification des approvisionnements.
Concernant les prix élevés de l’énergie dans l’UE, le commissaire a évoqué à nouveau la question de la taxation, expliquant que les États membres avaient la possibilité de faire baisser les prix de l’énergie en agissant sur la fiscalité « parce que ce sera un investissement dans leur propre compétitivité ». Il a ajouté que trop peu d’États membres aujourd’hui disposaient d’un système tarifaire rentable.
Il a insisté, entre autres, sur l’importance de développer des énergies renouvelables pour réduire les coûts et assurer la sécurité d’approvisionnement de l’UE, mais aussi sur l’expansion des réseaux, leur numérisation ainsi que leur combinaison avec des solutions de stockage. (Pauline Denys)