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Bulletin Quotidien Europe N° 13597
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SÉCURITÉ - DÉFENSE / DÉfense

Derrière le leader du Mouvement 5 étoiles, l'italien Giuseppe Conte, La Gauche proteste contre la course à l'armement entreprise par l'UE

« C’est le paradoxe de la sécurité », au lieu de favoriser la paix, le programme ‘ReArm Europe’ de la Commission européenne (EUROPE 13594/3) fait figure de course à l’armement, selon le président du Mouvement 5 étoiles, Giuseppe Conte. 

L’ancien président du Conseil des ministres d'Italie (2018-2021) et actuel député en Italie s’est rendu à Strasbourg, mardi 11 mars, pour s’opposer à la proposition de la Commission européenne. Le leader italien a immortalisé sa position par une photographie avec quelques dizaines d’eurodéputés, principalement affiliés au groupe La Gauche, devant l’hémicycle du Parlement européen.

Parmi eux, Agence Europe a aperçu les députés italiens du Mouvement 5 étoiles, mais aussi Joao Oliveira (La Gauche, portugais), Sebastian Everding (La Gauche, allemand), Estrella Galán (La Gauche, espagnole) ou Rudi Kennes (La Gauche, belge).

Giuseppe Conte est aussi venu protester contre le choix de la Commission européenne de recourir à l'article 122 du Traité de l'Union européenne. Cette mesure d'urgence permet en effet de contourner le Parlement européen. « Ce choix technique est politique », a souligné l'Italien.

 « L’architecture de la sécurité se construit par la médiation, par des négociations de paix », a déclaré Giuseppe Conte, martelant que l'Union européenne doit privilégier le dialogue et s'asseoir à la table des négociations à Riyad, en Arabie saoudite. Le Mouvement 5 Étoiles a « condamné la guerre d'agression russe » et s'est montré « en faveur d'une aide matérielle à l'Ukraine pour éviter l'invasion russe » au début de la guerre. Mais la situation a changé et il s'agit maintenant « de mettre fin à ce conflit », selon lui. 

Dépenser plus de 800 milliards d'euros pour la défense européenne, comme l'a proposé la Commission, relève de l'impensable, aux yeux de l'Italien, qui prône « une économie sociale axée sur la santé, des investissements dans la santé, l'école, l'éducation, les dépenses sociales et le capital humain ».

L'Italie, trop endettée ? « Dans un pays comme l'Italie, qui a une dette publique élevée et qui sort de crises extraordinaires - énergétique, guerre, coût de la vie », investir dans le réarmement est « insensé ».

Le leader italien n'a pas remis en question le seuil des dépenses militaires d'un État membre fixé à 2% du PIB, mais a estimé qu'il s'agissait d'une « orientation », que « chaque pays doit agir en fonction de son cadre financier » et qu'il fallait rejeter l'appel de Donald Trump de passer à 5%. (Florent Servia)

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