Les célébrations de la Journée internationale des droits des femmes au Parlement européen ont rendu hommage aux femmes engagées pour « la paix et la liberté ». En session plénière, mardi 11 mars, les eurodéputés ont entendu la dirigeante des forces démocratiques de Biélorussie, Svetlana Tikhanovskaïa, la militante biélorusse Palina Sharenda-Panasiuk ainsi que les activistes ukrainiennes Lenie Umerova et Tata Kepler.
Des femmes qui défendent des « valeurs que tant d’entre nous prennent bien trop souvent pour acquises », selon la présidente du PE, Roberta Metsola.
Svetlana Tikhanovskaïa a souligné que, pour de nombreuses Biélorusses, cette journée est une lutte, elles « ne reçoivent pas de fleurs, mais des peines de prison ».
Elle a appelé à un soutien renforcé aux médias indépendants et à la société civile.
Évoquant sa grand-mère, déportée en 1944 par les forces soviétiques, Lenie Umerova a dénoncé la répression ciblée contre les femmes tatares et ukrainiennes dans les territoires occupés : « Une fois de plus, la Russie essaie de nous détruire ».
Engagée dans l’aide médicale sur le front, Tata Kepler a témoigné de l’horreur des crimes : « 744 000 enfants ukrainiens ont été exportés de l’Ukraine », soit « kidnappés ».
Elle a aussi témoigné des violences sexuelles subies et plaidé pour son projet de soutien, 'Silent Project' : « Mon plus jeune cas avait quatre ans ».
Les intervenantes ont appelé à une action européenne forte pour protéger ces femmes et ces enfants.
Roberta Metsola a assuré que le Parlement était à « (leurs) côtés », « car l’Europe est du côté de la démocratie, partout et à tout moment ». (Nithya Paquiry)