Les eurodéputés ont adopté, mardi 11 mars à Strasbourg, par 432 voix pour, 155 contre et 82 abstentions, un projet de rapport d’initiative sur le 'Fonds social européen +' (FSE+) et son avenir dans le cadre du futur cadre financier pluriannuel.
Des ressources suffisantes doivent être maintenues pour l’éducation, la formation et le développement des compétences et le FSE+ doit rester indépendant, ont affirmé les élus, inquiets de potentiels changements dans la gouvernance et la structure du Fonds.
Le rapport appelle notamment à un renforcement du FSE+ pour soutenir les personnes en situation de vulnérabilité, à investir dans les personnes et les compétences, à contribuer à lutter contre la pauvreté, en plus de stimuler l’investissement social et l’entrepreneuriat. Il devrait s’attaquer aux défis sociaux tels que la numérisation, les conséquences du changement climatique, les conditions de travail décentes et l’augmentation du coût de la vie.
Les élus ont cependant rejeté des références précises à une directive sur le droit à la déconnexion et les règles de télétravail, une directive sur l'intelligence artificielle sur le lieu de travail et une directive sur les risques psychosociaux et le bien-être au travail ainsi qu'à des conditionnalités sociales plus efficaces dans les règles relatives aux marchés publics et aux concessions.
Le groupe S&D a aussi critiqué l'alliance entre le PPE et l'extrême droite pour affaiblir la 'Garantie pour l'enfance', selon un communiqué.
Lien vers le texte adopté : https://aeur.eu/f/fvb (Solenn Paulic)