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Bulletin Quotidien Europe N° 13583
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ACTION EXTÉRIEURE / États-unis

Les eurodéputés veulent connaître la stratégie de la Commission européenne pour répondre aux menaces commerciales de Donald Trump

Depuis plusieurs semaines, les eurodéputés n’ont eu de cesse de demander à la Commission européenne ce qu’elle prévoyait pour protéger les intérêts européens face aux annonces de tarifs américains. La Commission veut discuter autant que faire se peut avec les Américains avant de répondre. Elle n’est pas en capacité de donner des détails au Parlement européen sur les potentielles mesures en préparation. Tel était, en tout cas, le message qu’a porté le directeur général adjoint de la DG Commerce de la Commission européenne, Leopoldo Rubinacci, aux membres de la commission du commerce international (INTA) du Parlement européen, mercredi 19 février.

Le représentant de la Commission européenne a donné quelques détails sur la première mesure adoptée par la nouvelle administration américaine, à savoir la hausse des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium. « L’étendue des produits concernés est en fait plus large que le champ actuel des tarifs de la section 232, car cela couvre désormais ce que les États-Unis appellent les produits dérivés de l’acier américain (‘derivative US steel products’), ce qui inclut plus de produits semi-finis et plus de produits en aval », a expliqué M. Rubinacci.

Quant à l’impact de cette décision sur les entreprises européennes, il est en cours d’évaluation, a-t-il indiqué.

Les eurodéputés se sont montrés très inquiets de la situation lors de l’échange et veulent comprendre à quel point les services de la Commission sont en contact avec l’administration américaine pour résoudre le problème. La députée Željana Zovko (PPE, croate) a évoqué « une absence de planification stratégique » de la part de la Commission européenne et a réclamé une feuille de route concrète pour les semaines et mois à venir.

Leopoldo Rubinacci a répété sans relâche que la Commission était à pied d‘œuvre pour négocier une solution bénéfique pour les deux parties, qu’elle privilégie par rapport aux tarifs de part et d’autre. La présence à Washington du commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, en atteste.

Interrogé à plusieurs reprises quant au potentiel usage de l’outil ‘anti-coercition’, il a indiqué qu’il était trop tôt pour en parler : « Je ne suis pas en mesure, à ce stade, de vous dire si nous allons l’utiliser, quand, et comment. Nous n’avons pas encore atteint cette étape ».

Restrictions américaines sur les exportations de semi-conducteurs intelligents. Les membres de la commission INTA ont également participé à un échange spécifique sur les restrictions à l’exportation imposées en janvier par le précédent président américain, Joe Biden, et qui affectent plusieurs pays européens (EUROPE 13557/4).

Un certain nombre d’élus se sont étonnés, voire agacés, que la Commission n’ait pas davantage d’informations sur les raisons des ces restrictions qui affectent les pays membres différemment. « Les États-Unis ne nous ont simplement pas donné l’explication de leur choix. Je peux vous assurer que nous avons posé la question à nos homologues », a indiqué le représentant de la Commission.

Interrogé sur la marche à suivre à présent, il a expliqué que la Commission essayait de négocier une solution et a rappelé que les restrictions ne s’appliqueront qu’à partir de la mi-mai. De plus, les services américains sont en attente d'arbitrages dans le domaine de l'intelligence artificielle, ce qui met en attente les négociations avec l'UE, selon la Commission. (Léa Marchal)

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