À quelques jours du premier anniversaire du décès de l'opposant politique russe Alexeï Navalny, décès qualifié de « meurtre » par le Parlement européen, plusieurs représentants politiques ont appelé, mercredi 12 février, dans un débat en session plénière, à soutenir la société civile russe et les opposants au régime du président, Vladimir Poutine, et sa guerre en Ukraine.
« Nous avons le devoir de soutenir la société civile en Russie et de défendre l'opposition (russe) à l'étranger », a souligné Sandra Kalniete (lettone), au nom du PPE. Elle a rappelé que la Russie continuait sa guerre d'agression en Ukraine et était impliquée dans de la désinformation, dans des élections comme en Moldavie et en Géorgie et dans des attaques contre des infrastructures civiles.
Andreas Schieder (S&D, autrichien) a rappelé que la liberté de la presse et des médias était inexistante en Russie. « La première des victimes est la démocratie russe. (...) En Russie, il y a encore des gens qui croient en un meilleur avenir et luttent pour la démocratie, des gens prêts à tout donner, à tout risquer. Ces personnes ont besoin de notre solidarité et d’une intervention pour la démocratie et la liberté. Nous devons intervenir contre tous les ennemis de la démocratie », a-t-il plaidé.
Selon Martin Schirdewan (La Gauche, allemand), il faut demander au régime russe la libération de ceux qui sont opposés à la guerre en Ukraine et à Poutine et leur donner l'asile dans l'UE. Même son de cloche pour Sergey Lagodinsky (Verts/ALE, allemand), qui a appelé à ne pas oublier ceux qui sont contre la guerre et contre Vladimir Poutine.
Pierre-Romain Thionnet (PfE, français) et Nicola Procaccini (CRE, italien) ont rappelé que M. Navalny était un patriote. « Le courage d’un petit nombre peut encourager un grand nombre à agir. Tout comme une flamme en allume d’autres, les volontés des uns et des autres peuvent s’enflammer et faire briller la cause de la justice », a expliqué ce dernier. (Camille-Cerise Gessant)