Le Parlement européen a réclamé, mercredi 12 février, la création d’un soutien ciblé aux régions de l'UE limitrophes de la Russie, de la Biélorussie et de l'Ukraine.
Certains élus, comme Andrzej Halicki (PPE, polonais), Sebastian Tynkkynen (CRE, finlandais) ou encore Mika Aaltola (PPE, finlandais), ont demandé la mise en place d’un mécanisme de soutien pour aider à plus long terme (et pas seulement de manière ciblée) les pays de l’UE frontaliers des zones proches du conflit entre la Russie et l’Ukraine (voir autre nouvelle).
Adam Szłapka, le ministre des Affaires européennes de la Pologne, a estimé que, s’agissant des régions de l’UE limitrophes de la Russie, « notre premier devoir en tant qu’Union est de veiller à ce que leurs frontières soient sûres. Ce faisant, nous reconnaissons collectivement qu’il s’agit de nos frontières extérieures ».
En octobre dernier, en réponse à l’instrumentalisation croissante des migrations, les chefs d’État ou de gouvernement de l’UE ont exprimé leur solidarité avec les États membres confrontés à ces problèmes. Le Conseil européen a reconnu que les situations exceptionnelles nécessitent des mesures appropriées et s’était déclaré déterminé à assurer le contrôle des frontières extérieures par tous les moyens disponibles, y compris avec le soutien de l’Union européenne.
Par ailleurs, la Présidence polonaise du Conseil a salué la communication de la Commission sur la lutte contre les menaces hybrides, qui précise que les États membres peuvent « adopter des mesures exceptionnelles, temporaires et proportionnées pour lutter contre l’instrumentalisation des migrations », a dit le ministre polonais.
« La politique de cohésion a soutenu les régions situées à notre frontière orientale, en première ligne face à de nouvelles réalités géopolitiques », a dit Raffaele Fitto, le vice-président exécutif de la Commission européenne. Il a cité l’initiative CARE (voir autre nouvelle) et a reconnu les défis importants qui demeurent. « Il est désormais temps d’avancer vers de nouvelles solutions concrètes », a promis le commissaire à la Cohésion. Il compte poursuivre ses visites dans les régions frontalières de l’Est. Le prochain « examen à mi-parcours » offre, selon lui, une occasion précieuse aux États membres de « donner la priorité à l’impact social et économique du conflit et de renforcer la sécurité et la prospérité de ces régions ». (Lionel Changeur)