Les chefs d'État ou de gouvernement des pays de l'Union européenne ont réitéré, jeudi 19 décembre, leurs appels à une fin des hostilités, à la libération inconditionnelle de tous les otages israéliens et à l'amélioration urgente de l'accès et de la distribution à grande échelle de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza.
Ils ont également réaffirmé leur soutien aux institutions libanaises et à celles de l'ONU, la FINUL et l'UNRWA, dans la lignée de leur réunion d'octobre (EUROPE 13506/2).
Compte tenu des récents développements, les dirigeants ont salué l’accord de cessez-le-feu convenu en novembre entre Israël et le Liban (EUROPE 13535/14) et ont exhorté les parties à le mettre en œuvre, saluant particulièrement « les efforts de médiation entrepris par la France et les États-Unis ».
Ayant été approuvées la veille par les ambassadeurs des États membres auprès de l’UE (Coreper), les conclusions du Conseil européen n'ont pas fait l'objet de modifications substantielles. Les dirigeants s'en sont tenus au langage préparé en amont du sommet (EUROPE 13548/3).
Plusieurs d'entre eux, notamment le chancelier allemand, Olaf Scholz, et le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, ont réaffirmé devant la presse la nécessité de la mise en œuvre d'une solution à deux États.
« Nous avons à nouveau exigé que l'Union européenne joue un rôle beaucoup plus actif, beaucoup plus déterminé, beaucoup plus local dans la solution des deux États », a souligné M. Sánchez jeudi soir.
Par ailleurs, le Premier ministre irlandais, Simon Harris, est revenu sur la décision d'Israël de fermer dimanche son ambassade à Dublin, motivée par des initiatives jugées « anti-israéliennes ».
« Le peuple et gouvernement irlandais ne sont pas anti-Israël. Nous sommes pro-droits de l'homme, pro-droit international, pro-paix et nous ne nous laisserons jamais intimider ou réduire au silence pour nous éloigner de cela », a déclaré M. Harris à son arrivée au sommet, plaidant notamment pour une révision de l'accord d'association UE-Israël (EUROPE 13546/2).
« Quiconque connaît l'Irlande ou la politique étrangère irlandaise de longue date sait que ce sont les valeurs qui la sous-tendent, et je refuse de répondre aux affirmations très personnalisées et carrément fausses du gouvernement israélien, qui sont faites pour détourner l'attention. Interrogez-moi sur ce point plutôt que sur le fait que des dizaines de milliers d'enfants ont perdu la vie », a-t-il ajouté.
Voir les conclusions du Conseil européen : https://aeur.eu/f/ewj (Bernard Denuit, avec la rédaction)