La Commission européenne a publié, jeudi 19 décembre, un rapport sur les résultats finaux des six projets pilotes relatifs à l’élaboration d’un diplôme européen reconnu automatiquement dans toute l'UE. Cette expérimentation, qui a impliqué plus de 140 établissements d’enseignement supérieur, 17 ministères, 20 agences nationales d'assurance qualité, des organisations d'étudiants et des partenaires économiques et sociaux de tous les pays de l’UE, soutient la proposition 'Plan d'action pour un diplôme européen' dévoilée en mars dernier par la Commission (EUROPE 13380/3) afin de contribuer tant à la compétitivité de l'Europe qu'à construire un symbole fort d’identité européenne commune, notamment par un renforcement des valeurs académiques communes.
Le document présente un examen des obstacles à la collaboration transnationale et aux programmes conjoints. Il s’agissait également d’évaluer la pertinence tant du projet de première version des critères européens co-créés, publiés dans l'appel à propositions pour divers programmes conjoints de licence, de master, de doctorat et de micro-crédits, que celle des critères dans divers domaines d'études, dont l'ingénierie et les arts.
L'élaboration d'un label européen numérique pour les diplômes et le développement de conseils pour les actions futures menant à la concrétisation du projet ont également guidé les tests.
Selon le rapport, la mise en œuvre d’un diplôme européen présenterait des avancées substantielles tant pour les universités et les étudiants que pour les entreprises et les États membres. Le rapport atteste qu’une qualification reconnue dans toute l’Union pourrait permettre un développement transnational des compétences, la possibilité de travailler dans des équipes internationales et interdisciplinaires, le multilinguisme, la mobilité et de meilleures chances d’obtenir un emploi.
Toutefois, une cinquantaine d’obstacles ont également été identifiés. Parmi les principaux exemples avancés figurent un ensemble de règles incompatibles sur la structure des programmes d'études, les langues obligatoirement enseignées, la reconnaissance de l'apprentissage mixte/en ligne, les délais et les exigences d'accréditation, voire sur les modèles de diplômes et l'épaisseur de son papier. Des incompatibilités quant au nombre de semestres que les étudiants peuvent passer à l'étranger ont également été relevées.
Le rapport fournit également des informations sur les travaux de quatre projets pilotes Erasmus+ qui ont testé des instruments de coopération de l’UE, tels qu’un éventuel statut juridique européen pour les alliances d’établissements d’enseignement supérieur.
Lire le rapport : https://aeur.eu/f/ew4 (Nithya Paquiry)