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Bulletin Quotidien Europe N° 13549
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / BiodiversitÉ

Au Parlement européen, le 'Pacte vert' européen, sa nécessité pour l'environnement et ses conséquences économiques divisent encore

Le ‘Pacte vert européen’ a été au centre de deux débats organisés, mercredi 18 décembre, en séance plénière du Parlement européen, l’un, proposé par Nicola Procaccini (CRE, italien), pour les Conservateurs et réformistes européens (CRE) et axé sur la compétitivité, l’autre, initié par les Verts/ALE, sur la nécessité de préserver la nature et de protéger la biodiversité. 

Le débat sur la compétitivité a réuni 87 intervenants et a duré deux heures et trente minutes, le second et ses 16 intervenants était bouclé en trente-cinq minutes, confirmant, s'il le fallait encore, que le 'Pacte vert' est abordé à l'aune de la compétitivité dans ce nouveau mandat européen. En soumettant le débat sur la préservation de la nature, les Verts/ALE ont souhaité rappeler que l'environnement devait rester une priorité à part entière.

L'extinction des espèces est pourtant « l'une des crises les plus dramatiques qui nous menace en tant qu'humanité », a tenu à rappeler au nom des Verts l'eurodéputée allemande Jutta Paulus, « devant des rangs malheureusement assez vides ».

Le 'Pacte Vert' ou la compétitivité. Plus tôt dans la journée, lors du débat sur l'impact du 'Pacte vert' sur la compétitivité de l'UE, Nicola Procaccini estimait que « la protection de l'environnement est un privilège que seules les nations économiquement saines peuvent se permettre ». L'eurodéputé a énuméré les politiques du 'Pacte vert' aux conséquences « catastrophiques », soit, selon lui : interdiction des moteurs thermiques en 2035 ; obligation pour l'aéronautique européenne d'utiliser des carburants durables plus coûteux (« alors que toutes les autres compagnies mondiales continueront d’utiliser les carburants classiques ») ; obligation de porter la consommation d'énergie issue de sources renouvelables à 42,5% d'ici 2030, système de quotas d'émissions... 

Œuvre de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 'Pacte vert européen' est aujourd'hui fortement critiqué par les membres de sa famille politique, le Parti populaire européen (PPE). Celui-ci « n'est pas encore une chance pour nos entreprises, mais surtout une charge », a pointé du doigt Markus Ferber, au nom du PPE.

Le 'Pacte vert' et la compétitivité. Fidèle à la feuille de route de la Commission, la vice-présidente exécutive de la Commission européenne pour une Transition propre, juste et compétitive, Teresa Ribera, a défendu le meilleur des mondes, rappelant que le 'Pacte vert' restait la « feuille de route pour la durabilité, mais aussi pour la compétitivité ». Ainsi, le débat n'est plus sur la nécessité ou non de protéger ou non la nature, mais de mettre en œuvre le 'Pacte vert'.

Plus tard, lors du second débat, son homologue à l'Environnement, la commissaire européenne Jessika Roswall, a déclaré que « 72% des entreprises de la zone euro dépendent fortement d’au moins un service écosystémique » et donc de la bonne santé de la nature.

Avec le 'Pacte vert', l'UE condamne « nos agriculteurs, nos éleveurs et nos pêcheurs à la ruine », selon Mireia Borrás Pabón (PfE)Juste avant elle, lors du second débat, Elisabetta Gualmini (S&Ditalienne) estimait plutôt que les agriculteurs sont « les premières victimes de la perte de la biodiversité ». Pour cela, les agriculteurs doivent être aidés « sur le plan économique », mais aussi « par des formations et des outils innovants tels que les biotechnologies durables ». Il ne faut « jamais », selon l'eurodéputée italienne, « opposer l'agriculture et la biodiversité ». (Florent Servia)

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