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Bulletin Quotidien Europe N° 13548
Sommaire Publication complète Par article 18 / 39
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Économie/social

La Commission européenne présente des recommandations de politique socio-économique pour 2025 axées sur la compétitivité

La Commission européenne a dévoilé, mercredi 18 décembre, le deuxième volet de propositions destinées à lancer l'exercice 2025 du processus 'Semestre européen', après avoir présenté le premier volet sur la politique budgétaire, fin novembre (EUROPE 13532/11).

« La compétitivité a émergé comme l'un des enjeux majeurs de notre mandat », a noté le vice-président exécutif de la Commission, Stéphane Séjourné. Selon lui, le processus du 'Semestre européen' constitue un instrument approprié pour faciliter la coordination des politiques nationales visant à accroître la productivité et la compétitivité dans l'UE.

M. Séjourné a précisé que l'institution de l'UE n'avait pas d'examen annuel de la croissance dans la mesure où cette communication sera adoptée « en janvier », au moment où la Commission présentera son 'Competitiveness Compass'. Annoncé fin novembre par la présidente von der Leyen (EUROPE 13533/1), ce plan d'action énoncera les priorités de l'UE en matière d'innovation, de décarbonation de l'économie et de sécurisation des approvisionnements, notamment énergétiques. 

Eurozone. La Commission a présenté un projet de recommandation de politique socio-économique au niveau de la zone euro qui, comme le préconise l'Eurogroupe (EUROPE 13542/4), promeut une orientation budgétaire « légèrement restrictive » pour l'Eurozone en 2025, à hauteur de 0,25% du PIB, après une orientation restrictive en 2024, à hauteur de 0,5% du PIB. 

 D'après l'institution de l'UE, la mise en œuvre adéquate du Pacte de stabilité révisé maintiendra une orientation budgétaire légèrement restrictive en 2026.

Le commissaire européen à l'Économie, Valdis Dombrovskis, a souligné l'importance pour les États membres de combattre les problèmes de productivité qui freinent la croissance économique, citant des mesures possibles pour « faciliter l'accès des entreprises aux financements, réduire la charge administrative, stimuler les investissements et promouvoir l'acquisition des connaissances ».

Voir la recommandation pour la zone euro: https://aeur.eu/f/evg

Déséquilibres macroéconomiques. M. Dombrovskis a également évoqué le rapport qui vise à recenser les déséquilibres macroéconomiques observés dans les États membres.

En 2025, des analyses approfondies seront élaborées pour les neuf États membres suivants, qui présentaient en 2024 de tels déséquilibres: l'Allemagne, Chypre, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, les Pays-Bas, la Roumanie [pour qui les déséquilibres sont considérés comme excessifs], la Slovaquie et la Suède.

En outre, un bilan approfondi supplémentaire est justifié pour l'Estonie, où sont observés de nouveaux déséquilibres, tels que des pertes de compétitivité sur les coûts, une détérioration de la balance courante, la hausse des prix de l'immobilier et l'endettement accru des ménages.

Voir le rapport spécifique: https://aeur.eu/f/evh

Emploi. Mercredi, la Commission a aussi présenté le nouveau rapport conjoint sur l'emploi, qui sera soumis au Conseil 'Emploi et Affaires sociales' en mars prochain.

Présenté par la vice-présidente exécutive, Roxana Mînzatu, ce rapport fait le point sur les grands objectifs d’emploi et sociaux à atteindre d’ici 2030 et les performances réalisées par chacun d’entre eux pour y parvenir.

Mme Mînzatu a souligné que l’UE ne pouvait pas se reposer sur ses lauriers, compte tenu des chiffres relativement bons de l’emploi, mais devait s’attaquer aux pénuries critiques de compétences et de main-d’œuvre identifiées dans des secteurs clefs comme la santé, l’éducation ainsi que les métiers d’ingénieurs liés à la transition verte ou numérique.

Il faut aussi, a-t-elle ajouté, s’attaquer au phénomène des travailleurs pauvres qui ne s’en sortent pas.

En 2023, les taux de travailleurs pauvres ont diminué très légèrement. Un adulte sur 15 et 1 enfant sur 4 risquent actuellement la pauvreté dans l’UE, une situation qui n’est « pas acceptable », a dit la responsable européenne.  Ce phénomène touche principalement les citoyens non européens (22,5%), les travailleurs peu instruits (18,4%), les salariés à temps partiel et les travailleurs temporaires (12,6% pour les deux).

Début 2025, la Commission présentera une nouvelle feuille de route sur les emplois de qualité ainsi qu’une 'Union des compétences'.

Il faut aussi encourager la présence sur le marché de l’emploi des groupes sous-représentés: les jeunes, les femmes, les personnes en handicap ou les personnes d’origine étrangère.

Le taux d'emploi au niveau de l'UE a atteint le taux record de 75,8% au deuxième trimestre 2024, après 75,3% en 2023. Mais la productivité du travail a continué à décélérer en 2023. En ce qui concerne les compétences, le taux de participation des adultes à l'apprentissage, à hauteur de 39,5% en 2022, reste loin de l'objectif global de 60% pour l'UE.

Pauvreté. Le nombre de personnes menacées de pauvreté ou d'exclusion sociale a diminué d'environ 1,6 million dans l'UE en 2023 par rapport à 2019, malgré la pandémie de Covid-19 et l'inflation. Mais l'UE « est encore loin de l'objectif global », qui est de réduire le nombre de personnes en difficulté de 15 millions d'ici à 2030, note le rapport.

Voir les documents de la Commission: https://aeur.eu/f/evi   (Mathieu Bion) 

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