La décision de la Commission européenne de ne pas débloquer l'accès à la Hongrie aux fonds des programmes Erasmus+ et Horizon Europe (EUROPE 13546/16), lundi 16 décembre, relève d'une « discrimination vis-à-vis des entités et des individus hongrois », a estimé János Bóka, le ministre hongrois chargés des Affaires européennes, mardi 17 décembre.
D'après M. Bóka, « les conditions établies par la Commission européenne [pour dégeler ces fonds] vont bien au-delà de la décision du Conseil » de l'Union européenne. Ainsi, la Commission utilise le mécanisme 'conditionnalité État de droit' comme un « outil de pression politique », a-t-il critiqué.
La Commission avait jugé, la veille, que les amendements apportés par la Hongrie à sa loi relative aux fonds d'intérêts publics n'étaient pas suffisants pour résoudre les risques de conflits d’intérêts.
La Hongrie prévoit d'ores et déjà d'« utiliser tous les outils politiques et juridiques à sa disposition pour remédier à ces discriminations ». János Bóka a toutefois précisé que la poursuite des discussions avec la Commission européenne se ferait « dans un esprit constructif ».
Le sujet n'a pas été abordé lors du Conseil 'Affaires générales', mardi. (Florent Servia)