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Bulletin Quotidien Europe N° 13548
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / RÉgions

Les eurodéputés demandent à l’UE d'activer tous les mécanismes de soutien en faveur de Mayotte dévastée par un cyclone

Les eurodéputés ont demandé mardi 17 décembre à l’Union européenne, lors d'un débat en plénière à Strasbourg, qu’elle active tous les instruments possibles pour aider Mayotte après le passage du cyclone Chido qui a dévasté l'archipel.

Raffaele Fitto, le vice-président exécutif de la Commission européenne et responsable de la Politique de cohésion, a déclaré devant les eurodéputés : « Nous sommes prêts à mobiliser tous les outils et les fonds disponibles pour compléter les mesures prises par la France ». Une assistance immédiate est possible grâce au centre de coordination des interventions d'urgence. Grâce au mécanisme de protection civile de l'UE, la Commission peut coordonner les dons d'aide en nature et déployer des experts et du matériel de réaction aux catastrophes.

À moyen terme, la France peut demander l'aide du Fonds de solidarité de l'UE, si les dommages dépassent 1% du PIB de Mayotte. « Nous encourageons la France à estimer les dommages et à soumettre une demande dans le délai de 12 semaines », a précisé le vice-président.

La Commission peut aussi aider à identifier les investissements dans le cadre de la politique agricole commune (PAC) et de la politique de cohésion (moyen et long terme). La Commission est prête à reprogrammer ces fonds pour faire face aux conséquences du cyclone. Par exemple, le programme POSEI pour les régions ultrapériphériques peut être ajusté pour faire face aux impacts du cyclone. Par ailleurs, la PAC prévoit des mesures pour restaurer le potentiel de production agricole endommagé par les catastrophes naturelles.

En outre, l’instrument RESTORE (validé par le PE) permettra à la France d'utiliser jusqu'à 10 % de ses allocations FEDER et FSE+ 2021-2027 pour des interventions d'urgence, dont une réaffectation plus rapide des fonds du FEDER et du FSE+ pour les efforts de reconstruction, a précisé Raffaele Fitto (EUROPE 13547/25).

Besoin de solidarité. « Mayotte aura besoin d’eau, d’alimentation, d’infrastructures, elle aura besoin de reconstruction », a déclaré François-Xavier Bellamy (PPE, français). Pour Grégory Allione (Renew Europe, français), l’Europe sera présente « grâce à cette politique de solidarité qui fait son ciment ». Le gouvernement français doit demander l’activation du mécanisme de protection civile de l'UE ('rescEU'), « tout comme il est possible, pour la réparation, de faire appel au règlement RESTORE », a estimé Younous Omarjee (La Gauche, français). 

La France critiquée. Nora Mebarek (S&D, française) a dénoncé « une faillite de la politique française. La France n’a rien fait, ou si peu, pour partager sa prospérité avec les Mahorais », selon elle. « Abandonnée par l’État français et par l’Union européenne, entassée dans des bidonvilles, avec des services publics défaillants, la population mahoraise n’a pas pu faire face au cyclone Chido », a analysé Marie Toussaint (Verts/ALE, française).

Le président français, Emmanuel Macron, se rendra jeudi 19 décembre sur l'île de Mayotte. (Lionel Changeur)

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