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Bulletin Quotidien Europe N° 13548
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / CompÉtitivitÉ/climat

Teresa Ribera assure au PE qu'elle poursuivra la mise en œuvre du 'Pacte vert' pour répondre aux enjeux de compétitivité en Europe

Le centre-gauche et les forces les plus à droite au sein de l'hémicycle ont une nouvelle fois été en désaccord, mercredi 18 décembre, en session plénière du Parlement européen à Strasbourg, sur la légitimité du 'Pacte vert' européen.

Ce Pacte a été qualifié de « cauchemar » ou encore de « sabotage » par les députés de la droite conservatrice et de l’extrême droite. Ils ont profité d’un débat thématique sur la nécessité de restaurer la compétitivité de l’Union européenne et de réaliser une évaluation d’impact des politiques du 'Pacte vert' pour appeler à revenir sur ces décisions.

Au nom du groupe CRE, l'Italien Nicola Procaccini a dressé la liste des mesures qu’il a qualifiées de « fruits empoisonnés ». Il a critiqué en priorité la décision de mettre fin aux moteurs thermiques dans les voitures neuves immatriculées après 2035 ainsi que la délocalisation des usines automobiles. Il a aussi fustigé les objectifs de rénovation des bâtiments ou encore le système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre, qui entraîneront, selon lui, « une surcharge des coûts de production pour les entreprises ».

Au cours du débat, plusieurs députés issus des groupes PfE, CRE et ENS ont souligné le fait que les émissions de l’UE ne représentent que 7% des émissions mondiales et qu'avec le 'Pacte vert', l'Union emprunte une voie économique qui la distancie davantage des grandes économies industrialisées plus émettrices.

Markus Ferber (PPE, allemand), a critiqué, quant à lui, les charges administratives que fait peser le 'Pacte vert' sur les entreprises, posant la question de l’existence d’une voie « plus intelligente et moins bureaucratique pour atteindre les objectifs climatiques ». Il a également affirmé que la promesse de croissance liée aux investissements dans les technologies propres était vaine. Des propos qui, selon Michael Bloss (Verts/ALE, allemand), visent à « étouffer » l’innovation.

Anja Hazekamp (La Gauche, néerlandaise) a demandé pour sa part à la nouvelle vice-présidente exécutive de la Commission européenne, Teresa Ribera, ce qu’elle comptait faire pour lutter contre la désinformation de la part de l’extrême droite au sujet du changement climatique.

Poursuite des objectifs

Dans ses propos introductifs, Mme Ribera a souligné le caractère historique du 'Pacte vert', initié il y a bientôt cinq ans. Elle a réaffirmé son intention de poursuivre dans cette voie, sans détricotage du cadre législatif en place. Selon elle, il est impossible d’être compétitifs « si notre économie dépend des combustibles fossiles que nous ne produisons pas ».

Afin de promouvoir la souveraineté européenne, elle a rappelé l’engagement de la nouvelle Commission à présenter des mesures (non) législatives pour soutenir l’industrie et la création d’emplois, comme la présentation d’une « loi sur l'accélération de la décarbonation de l'industrie ».

Le vice-ministre hongrois des Affaires européennes, Barna Zsigmond, représentant la Présidence du Conseil de l’UE, a rappelé la nécessité de mettre en œuvre la 'Déclaration de Budapest' sur la compétitivité, adoptée en novembre par les dirigeants européens (EUROPE 13521/2). En outre, il a dit attendre avec impatience les propositions de la Commission européenne allant dans ce sens, telles que le futur 'Plan pour une industrie propre' qui devrait être dévoilé fin février. (Pauline Denys)

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