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Bulletin Quotidien Europe N° 13531
ÉDUCATION - JEUNESSE - CULTURE - SPORT / Éducation

Les pays de l’UE appellent à renforcer l’enseignement supérieur pour une Europe compétitive

Les ministres de l’Éducation des pays de l’Union européenne, réunis à Bruxelles lundi 25 novembre, ont discuté de l’urgence de réinventer l’enseignement supérieur pour répondre aux défis d’un monde en mutation. Adoption d’une recommandation pour des carrières plus durables, débat sur le diplôme européen, meilleure prise en considération de la compétitivité mondiale et adaptation aux transitions numérique et verte ont constitué les principaux sujets de ce lundi après-midi.

« Grâce à l’éducation, à l'enseignement supérieur, à la jeunesse, nous pouvons construire une Europe plus forte et plus compétitive », a résumé Balázs Hankó, ministre hongrois de la Culture et de l’Innovation, en conférence de presse, à l'issue des discussions.

Une recommandation pour des carrières durables dans l’enseignement supérieur. La recommandation adoptée appelle à mieux valoriser la diversité des parcours professionnels au sein de l’enseignement supérieur.

Elle préconise de reconnaître la diversité des parcours universitaires et de valoriser l'enseignement ainsi que la recherche.

Les États membres sont invités à améliorer les conditions de travail du personnel universitaire, à promouvoir un meilleur équilibre entre vie professionnelle et privée, et à favoriser l’inclusion au sein des établissements d’enseignement supérieur.

Devant la presse, Balázs Hankó a résumé l’enjeu : « Les ministres se sont également mis d'accord sur la recommandation du Conseil pour des carrières attrayantes et durables dans l'enseignement supérieur. (...) Il est clair que l’enseignement supérieur a un rôle clé à jouer pour répondre aux pénuries de qualification que nous connaissons et pour renforcer notre compétitivité européenne ».

La recommandation constitue le premier élément du vaste programme sur l'enseignement supérieur présenté par la Commission européenne. Ce programme inclut notamment une proposition de diplôme européen, qui devrait être automatiquement reconnu dans tous les États membres. 

Voir la recommandation du Conseil de l'UE : https://aeur.eu/f/eh1

Vers un diplôme européen. Parmi les sujets discutés par les ministres, le projet de diplôme européen, présenté en mars dernier par la Commission européenne (EUROPE 13380/3), a suscité des réactions variées. Conçu pour faciliter la mobilité étudiante et harmoniser les standards éducatifs, ce diplôme vise à aligner l’enseignement supérieur sur les besoins du marché du travail et à renforcer la coopération transnationale.

Si plusieurs ministres, comme le Portugais Fernando Alexandre et le Représentant permanent adjoint de la Belgique, Bert Versmessen, ont salué cette initiative pour son potentiel à renforcer l’intégration et l’attractivité des universités européennes, d’autres ont exprimé des réserves.

La ministre finlandaise, Sari Multala, a rappelé l'intérêt de préserver l’équité entre les institutions. « Il est crucial de garantir un cadre inclusif qui ne crée pas de fossé entre les universités bien dotées et les institutions locales », a-t-elle indiqué.

Balázs Hankó a également mis en garde contre les risques d’un système à deux vitesses : « Nous ne souhaitons pas un système à deux vitesses. (...) Il reste encore un certain nombre de questions en suspens, questions auxquelles il faudra réfléchir ».

Kristina Kallas, la ministre estonienne, a plaidé pour une approche prudente afin de garantir que toutes les institutions, petites ou grandes, puissent bénéficier de cette avancée : « La diversité des établissements est une richesse européenne qu’il faut préserver ».

L’éducation au service de la compétitivité. Les discussions ont également porté sur le rôle de l’enseignement supérieur dans le renforcement de la compétitivité européenne, en réponse aux transitions numérique et verte. Le rapport 'Draghi', présenté en septembre (EUROPE 13478/1), pointe du doigt les pénuries de main-d’œuvre hautement qualifiée et la nécessité d’adapter les systèmes éducatifs aux besoins du marché du travail.

Lors de la conférence de presse, Balázs Hankó a rappelé les conclusions des débats ministériels : « Il faut un système d’enseignement supérieur qui s’oriente davantage vers les besoins du marché du travail, donc un travail en coopération étroite avec l’industrie, la société au sens large ».

Plusieurs ministres ont partagé leurs initiatives nationales. 

Le ministre italien, Andrea Abodi, a évoqué des réformes visant à promouvoir les STEM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques) comme piliers de la compétitivité. Son homologue danois, Mattias Tesfaye, a plaidé pour l’apprentissage tout au long de la vie afin de permettre aux citoyens européens de s’adapter à un marché du travail en constante évolution. (Nithya Paquiry)

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