« Se rappeler que derrière chaque chiffre se cache un visage, un nom, une histoire ». Tel a été le message de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lundi 25 novembre, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.
Rendant hommage à des victimes comme Giulia Cecchettin, en Italie, Debora Mihailova en Bulgarie et Gisèle Pélicot en France, elle a donné vie à des chiffres alarmants : « Une femme sur trois sera victime de violence au cours de sa vie ».
Selon Eurostat, environ 50 millions de femmes dans l’Union européenne - soit 31% - ont subi des violences physiques ou sexuelles à l’âge adulte et 18% des femmes de l'UE ayant déjà eu un partenaire ont subi des violences physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire. Ce chiffre atteint 32% avec les violences psychologiques.
« Elles méritent un abri et du soutien. Elles méritent que justice leur soit rendue. Et elles méritent d’être entendues », a déclaré Mme von der Leyen. Appelant à « bris(er) le silence », elle a ajouté : « Leurs histoires doivent être racontées ».
À Strasbourg, le Parlement européen, réuni en session plénière, a débattu des tendances émergentes dans la lutte contre ces violences et a illuminé son bâtiment en orange, couleur de l’initiative des Nations unies 'Orange the World', pour 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre, une campagne lancée en 2008 visant à éradiquer cette violence d’ici 2030.
Les données d'Eurostat : https://aeur.eu/f/egt (Nithya Paquiry)