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Bulletin Quotidien Europe N° 13531
ACTION EXTÉRIEURE / Serbie

Belgrade fait face au scepticisme de plusieurs États membres sur l'avancée des discussions d'adhésion à l'UE

La Serbie ne semble pas encore prête à ouvrir son troisième cluster de chapitres pour l'adhésion. C'est en tout cas ce qu'ont estimé de nombreux représentants permanents des Vingt-sept auprès de l'UE, lundi 25 novembre, après un long échange sur le sujet en Coreper II.

Un projet de lettre officielle, proposé par la Présidence hongroise du Conseil de l'UE, demandait à la Serbie de préparer une position sur l'ouverture de la prochaine phase des négociations sur l'adhésion, le 'Cluster III', qui couvre la compétitivité et la croissance inclusive, selon le média Politico.

Le pays devait s'engager à remplir les critères de l'État de droit d'ici la fin de l'année 2025, à aligner sa législation sur les médias avec celle de l'UE et à respecter son engagement vis-à-vis de Pristina dans le cadre de la normalisation des relations (EUROPE 13473/10).

Cependant, plusieurs États membres ont manifesté leur désaccord, estimant que Belgrade n'était pas encore prête à avancer autant dans le processus d'adhésion, au regard des actualités récentes (EUROPE 13477/10).

Selon plusieurs sources diplomatiques, neuf États membres, parmi lesquels les Pays-Bas, la Finlande, la Bulgarie et l'Estonie, ont clairement indiqué qu'ils n'étaient pas disposés à franchir cette nouvelle étape, citant le fait que le document officieux contient principalement des « promesses », alors que des résultats concrets sont nécessaires.

Les griefs communs à l'encontre de la Serbie - ses relations problématiques et continues avec la Russie, les questions relatives à l'État de droit et l'absence de progrès dans la normalisation des relations avec le Kosovo - ont également été mentionnés comme des contre-indications à l'envoi de la lettre.

De l'autre côté, l'Espagne, la France, la Pologne, la Grèce ou encore l'Italie ont soutenu l'envoi de la lettre.

Pour plusieurs États membres, la mise en place d'une conférence intergouvernementale (CIG) avec la Serbie ne pourrait se faire qu'à condition de voir Belgrade réaliser des progrès significatifs et obtenir des « résultats concrets ».

« Dans l'ensemble, il est difficile d'imaginer que la Serbie obtienne quelque chose de plus qu'une CIG politique à ce stade », estime une source diplomatique. (Isalia Stieffatre)

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