Lors de sa visite en Chine, mercredi 11 septembre, le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a affirmé que l’imposition de tarifs antisubventions sur les véhicules électriques chinois devait être « reconsidérée ». « Nous n’avons pas besoin d’une nouvelle guerre, dans ce cas précis une guerre commerciale », a-t-il déclaré.
La Commission doit imposer ses tarifs définitifs d’ici fin octobre, après avoir déjà prévenu les producteurs chinois, en août, des mesures qui seront bientôt adoptées (EUROPE 13466/2).
Or, Madrid craint des mesures de rétorsion de la part de la Chine. Pékin a lancé, ces derniers mois, plusieurs enquêtes antidumping et antisubventions sur des produits européens, dont la viande porcine (EUROPE 13433/20). L'Espagne est le premier pays exportateur de viande porcine dans l'UE (31% des exportations en 2023).
D’ici fin octobre, les États membres seront amenés à approuver ou non les tarifs sur les véhicules électriques chinois par vote, selon la procédure d’examen de la comitologie. Autrement dit, les tarifs pourraient être bloqués, si une majorité qualifiée des États membres se prononçaient contre.
Au début de l’été, les tarifs provisoires ont reçu l’aval de onze pays alors que quatre autres ont voté contre et que neuf se sont abstenus. (Léa Marchal)