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Bulletin Quotidien Europe N° 13480
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CONSEIL DE L'EUROPE / Migration

Le Conseil de l’Europe réclame une harmonisation internationale de la lutte contre les passeurs, mais insiste sur le respect des droits humains

La 2e Conférence internationale sur le trafic de migrants organisée par le Conseil de l’Europe a été ouverte mardi 10 septembre et s'est terminée mercredi 11.

Organisée sous l’égide du 'Comité européen pour les problèmes criminels' (CDPC) et du Bureau du Représentant spécial de la Secrétaire générale sur les migrations et les réfugiés, elle appelle les 46 États membres du Conseil de l’Europe à renforcer la coopération internationale.

Le défi est « mondial », a souligné la Secrétaire générale du Conseil de l’Europe, Marija Pejčinović Burić, dans son discours d’ouverture.

Elle a rappelé le « Protocole de Palerme » à la Convention des Nations Unies contre la criminalité organisée, le plan d’action de l’UE sur le trafic de migrants, qui doit être complété par un cadre juridique et opérationnel et différentes conventions du Conseil de l’Europe : celle sur la coopération internationale en matière pénale, celle sur la cybercriminalité et celle sur le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Organe du Conseil de l’Europe, le CDPC a mis en place le Réseau de procureurs chargés de lutter contre le trafic de migrants.

Fritz Zeder, président du CDPC, a souligné que « ces conventions, qui sont ouvertes aux pays tiers, renforcent la coopération mondiale » et « peuvent jouer un rôle essentiel ».

« L’enjeu est double », a relevé pour sa part David Best, Représentant spécial de la Secrétaire générale pour les migrations.

Il s’agit de « lutter contre les trafiquants et d’assurer une meilleure protection des victimes » en anticipant « les effets prévisibles d’une répression accrue qui conduirait les réseaux criminels à se consolider ».

Pour le Commissaire aux Droits de l’homme, Michael O’Flaherty, les efforts pour une harmonisation de la lutte contre les passeurs « ne seront efficaces que s’ils respectent les droits humains des personnes faisant l’objet d’un trafic, garantissent l’accès à l’asile, offrent des voies d’accès sûres et légales vers l’Europe et respectent les droits des acteurs humanitaires et des défenseurs des droits humains ».

La Conférence fera le point sur l’avancement d’un rapport sur la nécessité et la faisabilité d’un instrument de lutte contre le trafic de migrants.

Décidé par le Comité des ministres dans la foulée du sommet de Reykjavik de mai 2023, ce document devrait être finalisé d’ici la fin de l’année. (Véronique Leblanc)

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