L’Institut d’études de sécurité de l’UE (IESUE ou EUISS en anglais) a proposé, lundi 9 septembre, dix idées « ambitieuses, mais réalisables » à mettre en œuvre par les futures Commission européenne et Haute Représentante de l’UE afin de relancer la politique étrangère de l’UE.
Ainsi, l’UE doit aller au-delà de la politique européenne de voisinage et de son approche unique et construire des partenariats sur mesure au sud. Elle doit aussi contrer l’influence russe à l’Est, en augmentant son pouvoir d’attraction et en soutenant l’intégration et la résilience des partenaires. L’UE doit également recalibrer ses relations avec la Chine.
L’Institut estime qu'il faut créer un Conseil de défense de l’Europe « composé de dirigeants de l’UE pour prendre les décisions stratégiques nécessaires et permettre à l’UE de répondre efficacement à un monde de menaces intégrées ». L’ouverture de la Politique étrangère et de sécurité commune aux pays des Balkans occidentaux comme première étape vers l’adhésion à l’UE et l’établissement de partenariats ciblés avec des groupes sélectionnés de pays, plutôt que d’investir dans des cadres multilatéraux larges, mais vagues, sont aussi proposés.
L’institut soumet l’idée de repenser les missions de la Politique de sécurité et de défense commune en se concentrant sur la protection des routes maritimes et la résolution des crises dans le voisinage immédiat. Il propose aussi de former des soldats en Ukraine et de renforcer la résilience énergétique par l’innovation dans la Baltique. Enfin, il faut, selon lui, mobiliser les ressources économiques pour dissuader la Chine de déclencher une guerre en Asie de l’Est.
Voir le rapport : https://aeur.eu/f/ddn (Camille-Cerise Gessant)