Dans sa contribution au rapport sur l'État de droit de la Commission européenne, publiée le 28 février, ILGA-Europe, branche européenne de l'association internationale lesbienne et gay, relève les conséquences de l'affaiblissement de l'État de droit sur ces personnes.
Ce document, élaboré avec l'expertise de ses organisations membres dans sept pays (la Bulgarie, la Hongrie, l'Italie, la Pologne, la Roumanie, la Slovénie, et l'Espagne), énonce des préoccupations majeures, dont la non-mise en œuvre des arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme, qui affecte le droit des personnes LGBTI au respect de leur vie privée et familiale, et les tentatives de manipulation des processus judiciaires, notamment en Pologne et en Hongrie, pour éroder leurs droits.
Le rapport dénonce également des déficiences dans les procédures de reconnaissance de genre, jugées non conformes aux standards internationaux dans quatre des sept pays étudiés.
En outre, l’étude fait état d'un suivi insuffisant des crimes de haine. Ainsi, en Espagne, bien que le nombre de crimes haineux enregistrés par l'État au cours des cinq dernières années soit de 1 551, l'enquête ‘Estado del odio : Estado LGTBI+ 2023’, menée par la fédération FELGTBI+, révèle que le nombre réel de plaintes déposées avoisine les 50 000 sur la même période, témoignant d’un problème de sous-détection.
Enfin, en 2023, les défenseurs des droits des personnes LGBTI ont continué à faire face à du harcèlement juridique, à des menaces et à des campagnes de diffamation.
La contribution (anglais) : https://aeur.eu/f/b20 (Nithya Paquiry)