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Bulletin Quotidien Europe N° 13360
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ACTION EXTÉRIEURE / Omc

Les membres de l'OMC essaient de s'entendre pour interdire les subventions qui conduisent à la surpêche

Le succès des négociations « est à portée de main », selon le secrétaire d'État islandais, Martin Eyjólfsson, qui mène les négociations sur la pêche à l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Depuis mardi 27 février, les membres de l'OMC discutent de la phase II de l'accord sur les subventions à la pêche afin d'arriver à un accord à la 13e conférence ministérielle, qui se tient jusqu'au 29 février à Abu Dhabi (EUROPE 13357/5).

La directrice générale de l'OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, s'est dite, mardi, « prudemment optimiste » au début des discussions. 

Malgré des positions toujours divergentes sur le texte soumis aux ministres, une volonté de compromis est observable parmi les membres, selon le secrétariat de l'OMC. Mercredi 28 février, une série de discussions bilatérales entre le chef des négociations et plusieurs délégations ont eu lieu.

Il s'agit, dans cette phase II de l'accord, d'interdire les subventions favorisant la surpêche et la surcapacité. 

Cette année encore, l'Inde joue le rôle du principal bloqueur dans les négociations. New Delhi voudrait une période de transition de 25 ans pour les pays en développement et pour ceux qui pratiquent la pêche lointaine. 

L'UE, qui espère conclure l'accord lors de la MC13, est ouverte à la discussion sur les flexibilités aux pays en développement, a indiqué à l'AFP le commissaire européen au Commerce, Valdis Dombrovskis, mardi 27 février. 

Toutefois, le ministre indien du Commerce, Piyush Goyal, a affirmé le lendemain qu'il n'envisageait pas de finaliser cet accord sur la pêche ni aucun autre tant que le problème de l'organe d'appel de l'OMC n'est pas résolu. « Il est important que la première question que nous réglions soit l'organe d'appel et certains pays empêchent cela », a-t-il déclaré à l'AFP

Les États-Unis bloquent l'organe d'appel depuis plusieurs années, car ils estiment que cette instance a une trop grande marge d'interprétation des règles de l'OMC. À Abu Dhabi, la Représentante américaine au Commerce, Katherine Tai, a indiqué que davantage de travail était nécessaire sur cette question. (Léa Marchal)

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