Les députés européens ont souligné, mercredi 28 février, le devoir qui incombe à l’Union et à ses États membres de promouvoir et de protéger la démocratie et l’État de droit ainsi que l’universalité et l’inaliénabilité des droits de l’homme dans le monde.
Dans le rapport de Nacho Sánchez Amor (S&D, espagnol) qu’ils ont adopté (377 voix pour, 90 contre et 68 abstentions), les députés plaident pour un renforcement de la boîte à outils de l’Union pour la promotion et la protection des droits de l’homme et de la démocratie dans le monde. Ils demandent notamment un renforcement du plan d’action de l’UE dans ce domaine « en vue de maximiser les synergies et la complémentarité entre les droits de l’homme et la démocratie aux échelons local, national et mondial » et une meilleure appropriation de ce plan par les États membres.
Le PE plaide pour un meilleur soutien aux organisations de la société civile, aux militants en faveur de la démocratie et aux organisations médiatiques, notamment par l’intermédiaire du 'Fonds européen pour la démocratie'. Il souhaite aussi une utilisation plus « dynamique et cohérente » du régime mondial de sanctions de l’UE en matière de droits de l’homme, estimant qu’il fallait que les décisions relatives à ce régime soient prises à la majorité qualifiée. Le PE demande aussi une application cohérente des clauses relatives aux droits de l’homme à tous les accords internationaux de l’union avec des pays tiers.
Le rapport formule également des recommandations, notamment sur les progrès vers l’abolition universelle de la peine de mort, les droits à la liberté d’expression, la liberté de la presse, la liberté académique et à l’information, les droits à l'égalité et à la non-discrimination, les droits des femmes et des personnes LGBTIQ+, des minorités ou encore les menaces posées par l'intelligence artificielle sur les droits de l’homme.
Via l'adoption d'amendements déposés par la gauche, le PE appelle à un cessez-le-feu immédiat à Gaza.
Voir le rapport : https://aeur.eu/f/b28 (Camille-Cerise Gessant)