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Bulletin Quotidien Europe N° 13360
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / DÉfense

Les députés européens apportent leur soutien au renforcement de la défense européenne

Les représentants des principaux groupes politiques ont apporté leur soutien au renforcement de la défense (voir autre nouvelle), mercredi 28 février. Les députés ont aussi réitéré leur soutien à l’aide militaire apportée par l’UE et les États membres à l’Ukraine.

Kinga Gál (NI, hongroise), issue du parti de Viktor Orbán, a promis que le renforcement de la politique de défense européenne serait une priorité de la Présidence hongroise du Conseil de l’UE, qui débutera le 1er juillet prochain.

« Qui mieux que l’Europe pour protéger l’Europe ? », s’est interrogée Valérie Hayer (Renew Europe, française), estimant qu’il était « temps d’agir ». Elle a appelé à la fin de l’unanimité en politique étrangère, à une académie militaire européenne et à un vrai marché unique de la défense « pour nous protéger nous-mêmes, enfin ».

Pour Manfred Weber (PPE, allemand), « il faut acheter européen, préserver les emplois ». Il a aussi mis l’accent sur le financement alors que la présidente de la Banque européenne d'investissement (BEI), Nadia Calviño, a mis en avant le soutien aux industries de la sécurité et de la défense. « Il faut repenser les règles de la taxonomie qui sont une entrave » pour financer les biens de la défense et militaires, selon lui. Et de citer George Washington : « La meilleure façon d’éviter la guerre est de s’y préparer ».

Pedro Marques (S&D, portugais) a appelé à mobiliser tous les instruments. « Nous avons besoin d’une vraie stratégie, mais aussi d’instruments concrets. Sortons nos griffes. Où sont-elles quand il y a une remise en cause de nos intérêts ? », a-t-il ajouté. Il a également appelé à des partenariats à long terme avec l’Afrique et l’Amérique latine.

Terry Reintke (Verts/ALE, allemande) a appelé à faire preuve de sérieux dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité, avec des actions concrètes, rappelant que seule une Europe unie est en sécurité. « Nous ne pourrions pas faire de plus beau cadeau à Poutine qu’une Europe fragmentée », a-t-elle prévenu.

Nicola Procaccini (CRE, italien) a plaidé pour une armée européenne. « Si on la compare aux armées nationales, oui, cela coûte cher, mais cela en vaut la peine. Si nous pouvons dépenser globalement moins, faire plus et mieux, ce sera la preuve de ce que l’on peut faire avec un bon réalisme centriste », a-t-il expliqué. À l’inverse, pour Jean-Paul Garraud (ID, français), une armée européenne serait un engagement pour « une escalade mortelle ». « Pour avoir une Europe forte, il faut des États forts. Il faut renforcer nos propres armées, elles en ont tellement besoin », a-t-il ajouté.

Pour Martin Schirdewan (La Gauche, allemand), l’UE doit miser sur la diplomatie et la résolution pacifique des conflits. « On n’entend rien d’autre qu’un appel à l’armement qui ne profite qu’aux entreprises de l’armement (…) Une course à l’armement amènera à une catastrophe », a-t-il prédit. (Camille-Cerise Gessant)

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