L’association Noyb, spécialisée dans la protection des données et de la vie privée, a déposé, mardi 28 novembre, une plainte contre le groupe Meta auprès de l’autorité autrichienne de protection des données. Elle estime que le choix que Meta oblige à faire pour continuer à utiliser ses services, via son système 'Pay or Okay' ('payer ou accepter'), consistant à consentir à être suivi à des fins de publicité personnalisée ou à payer un abonnement, est contraire au droit européen.
« En vertu de la législation européenne, le consentement au suivi en ligne et à la publicité personnalisée n'est valable que s'il est ‘librement donné’ », souligne Noyb, qui explique que « seuls 3 à 10% des utilisateurs souhaitent réellement » des publicités personnalisées, mais que « 99,9% y consentent » pour ne pas avoir à payer.
Selon les calculs de l’organisation fondée par la bête noire des GAFAM, Max Schrems (EUROPE 13098/5), les ‘frais de confidentialité’ introduits par Facebook s’élèvent à 12,99 euros, et ceux d’Instagram à huit euros. Il coûterait ainsi plus de 250 euros chaque année aux utilisateurs qui ne consentiraient pas au choix imposé par Meta.
« La législation européenne exige que le consentement soit le fruit de la volonté réelle de l'utilisateur. Contrairement à cette loi, Meta impose une 'redevance de confidentialité' », a résumé Felix Mikolasch, avocat spécialiste de la protection des données chez Noyb.
Voir la plainte : https://aeur.eu/f/9up (Thomas Mangin)