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Bulletin Quotidien Europe N° 13271
Sommaire Publication complète Par article 23 / 29
Invasion Russe de l'Ukraine / Agriculture

Les agriculteurs roumains demandent la réintroduction d'une interdiction des importations de céréales d'Ukraine

Dans une lettre envoyée vendredi 13 octobre à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, quatre organisations qui représentent les intérêts des agriculteurs roumains demandent « avec force la réintroduction d'une interdiction des importations de céréales et d'oléagineux en provenance d’Ukraine à partir du 23 octobre 2023 » dans les pays proches de l’Ukraine.

La Commission européenne a décidé, à la mi-septembre, de lever les mesures de sauvegarde sur les céréales ukrainiennes, mais la Pologne, la Hongrie et la Slovaquie ont maintenu ces restrictions (EUROPE 13252/2).

Les agriculteurs roumains réclament aussi « la multiplication des routes de transit et l'établissement d'un contingent quantitatif pour chaque produit, sur chaque route de transit », de même qu’un renforcement des contrôles « afin que les produits agricoles en transit ne restent pas à l'intérieur des frontières dans des silos où les agriculteurs devraient stocker leurs récoltes ».

Selon les statistiques publiées par la Commission européenne, la situation des importations en provenance d'Ukraine « continue de représenter une grande menace pour les agriculteurs des pays voisins, qui sont au bord de la faillite », peut-on lire dans cette lettre, vue par EUROPE.

Les importations totales de céréales dans l'UE pour la période janvier-août 2023 en provenance d'Ukraine s’élève à 11,4 millions de tonnes, soit +57% par rapport à la même période de l'année dernière et +257% par rapport à la même période en 2021, avant la libéralisation des échanges.

Par ailleurs, un groupe élargi du groupe de Visegrad (dont la Bulgarie, la Croatie, la République tchèque, l'Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie) réfléchit à des mesures supplémentaires (ce groupe de pays ne réclame pas une nouvelle interdiction des importations).

Par exemple, ces pays estiment que les échanges avec l'Ukraine devraient être soumis à des 'dépôts remboursables'. Le coût de ces dépôts serait supporté par le propriétaire de la marchandise responsable de son transport lors de son entrée dans l'UE. La caution serait calculée par tonne de la marchandise en question. (Lionel Changeur)

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