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Bulletin Quotidien Europe N° 13271
ACTION EXTÉRIEURE / Proche-orient

Ursula von der Leyen et Roberta Metsola en Israël pour apporter leur soutien

Les présidentes de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et du Parlement européen, Roberta Metsola, se sont rendues en Israël, vendredi 13 octobre, soit six jours après les attaques du Hamas, pour exprimer la solidarité de l’Union européenne au peuple israélien.

Elles ont notamment visité Kfar Azza, un des kibboutz attaqués par les terroristes du Hamas, et le site du festival de musique, autre lieu de massacre, samedi 7 octobre, avant de rencontrer le Premier ministre et le président israéliens, Benyamin Netanyahou et Isaac Herzog.

« Face à cette tragédie innommable, il n'y a qu'une seule réponse possible. L'Europe est aux côtés d'Israël », a souligné Mme von der Leyen, aux côtés de Benyamin Netanyahou.

Selon elle, non seulement Israël a le droit de se défendre, mais « le devoir de défendre son peuple ». Mme von der Leyen a ajouté que le Hamas était le seul responsable de la situation sur place.

« L'horreur que le Hamas a déclenchée ne fait qu'accroître les souffrances des Palestiniens innocents. Eux aussi sont menacés. Les actions méprisables du Hamas sont la marque des terroristes et je sais que la réaction d'Israël montrera qu'il est une démocratie », a-t-elle ajouté.

Alors que l'organisation terroriste continue de lancer des roquettes sur l'État hébreu, ce dernier poursuit son bombardement de la bande de Gaza et se prépare à une offensive terrestre. 

« Il faut - et nous pouvons - arrêter le Hamas », a souligné Mme Metsola, appelant à « travailler ensemble pour surmonter les conséquences humanitaires de ce à quoi nous sommes confrontés, après cet acte barbare que nous avons vu ». 

Le Premier ministre israélien, quant à lui, a appelé la communauté internationale à adopter une position concrète pour sanctionner les pays qui ont des relations diplomatiques avec le « fléau » Hamas ou l'abrite. « Si nous restons unis, la civilisation gagnera », a-t-il ajouté.

« Il faut éradiquer le Hamas et ses infrastructures afin de pouvoir laisser les Palestiniens dans la région vivre décemment », a précisé le Président Herzog, qui a aussi appelé à la libération des otages israéliens sans condition. Il a demandé à la communauté internationale d'appeler au déplacement immédiat de la population gazaouie pour qu'Israël ait, « sous droit international, la capacité de se battre et de se défendre ».

Protéger les civils

Plus tôt dans la journée, le porte-parole de la Commission, Eric Mamer, avait rappelé qu’« Israël a le droit de se défendre, conformément au droit international, et (que) la protection des civils est de la plus haute importance pour toutes les parties ». 

Selon M. Mamer, la Commission est « très attentive » à la situation humanitaire et a des « craintes » par rapport à la détérioration de la situation. Il a appelé à prendre les mesures nécessaires et soutenu les appels de l’ONU en faveur de la création de couloirs humanitaires à Gaza.

« Nous rappelons que ces actions découlent d’une action terroriste d’une ampleur complètement inédite qui a été perpétrée par les terroristes du Hamas samedi » 7 octobre, a-t-il ajouté.

Vendredi, l’ONU a appelé Israël à revenir sur son appel aux Gazaouis à quitter le nord de la bande de Gaza sous 24 heures, soit plus d’un million de personnes. Pour la Commission, « les civils doivent être alertés de l'arrivée d'une opération militaire pour pouvoir partir, et c'est ce qu'a fait Israël ». « Un tel avertissement et le déplacement prévu d'une grande partie de la population doivent permettre d'éviter, comme l'affirment les Nations unies, de graves conséquences humanitaires », a-t-elle ajouté.

D'après le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, il est « impossible qu'un tel déplacement de population ait lieu sans provoquer des conséquences humanitaires dévastatrices ».

M. Mamer a en outre rappelé qu'il était important que le Hamas n'empêche pas les gens de partir et ne les utilise pas comme bouclier humain. « Ce serait une autre atrocité de la part du Hamas », a-t-il prévenu.

Le Conseil de sécurité de l'ONU devait de nouveau se réunir d’urgence vendredi, à huis clos, pour discuter de la situation dans la région. (Camille-Cerise Gessant)

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