Les allers et retours entre la Commission européenne, Washington et le Conseil ces derniers jours ont porté leurs fruits : les ambassadeurs des États membres auprès de l'UE ont approuvé, mardi 30 mai, la déclaration conjointe qui sera adoptée à l'issue du Conseil UE/États-Unis pour le commerce et les technologies mercredi 31 mai. Celle-ci pourrait toujours faire l'objet de légères modifications de dernière minute lors des échanges entre la Commission européenne et Washington.
Mais pour l'heure, la Commission a réussi à convaincre son partenaire transatlantique de supprimer certaines mentions de la Chine dans le texte, comme le réclamaient plusieurs États membres de l'UE (EUROPE 13189/9), d'après la version du texte approuvée par les Ving-sept et vue par EUROPE.
La déclaration fait toujours état des inquiétudes partagées par l'UE et les États-Unis quant à « l'impact des politiques non concurrentielles sur l'approvisionnement mondial en semi-conducteurs », mais la mention « notamment par la Chine » est supprimée.
Dans la même veine, les auteurs du texte n'évoquent désormais plus la Chine et la Russie comme des exemples de pays utilisant de plus en plus la coercition économique.
En revanche, Pékin est toujours pointée directement du doigt dans la déclaration pour sa politique discriminatoire en matière d'appareils médicaux importés.
Des changements ont également été apportés au texte concernant le filtrage des investissements sortants pour satisfaire aux demandes du Conseil. Il ne s'agit plus de coopérer et d'échanger des informations « sur les risques de sécurité nationale liés à certains investissements sortants dans des technologies sensibles ». À la place, l'UE et les États-Unis « reconnaissent » que des mesures appropriées pour traiter ces mêmes risques « pourraient être importantes pour compléter les outils existants de contrôle des exportations et de filtrage des investissements entrants ». (Léa Marchal)