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Bulletin Quotidien Europe N° 13174
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ACTION EXTÉRIEURE / Serbie/kosovo

Malgré quelques progrès, les positions de Belgrade et Pristina restent éloignées sur la création de l'Association des municipalités serbes au Kosovo

Le président serbe, Aleksandar Vučić, et le Premier ministre kosovar, Albin Kurti, se sont rencontrés à Bruxelles, mardi 2 mai, pour aborder l’épineuse question de la mise en œuvre de l'accord sur la voie de la normalisation des relations entre leurs deux pays (EUROPE 13164/31).

Si des progrès ont été réalisés sur différents sujets, comme l’identification des personnes disparues lors du conflit de 1998-1999, les positions de Belgrade et Pristina restent éloignées sur plusieurs points, notamment la création de l’Association des municipalités serbes, censée offrir aux Serbes une autonomie sur le territoire du Kosovo.

« Nous avons discuté de la manière dont nous mettons en œuvre - dont les deux parties mettent en œuvre - ce qui a été convenu le 27 février à Bruxelles (EUROPE 13145/5) et le 18 mars à Ohrid (EUROPE 13131/12). (…) L'identification des restes d'environ 1 621 personnes toujours portées disparues en raison du conflit et la possibilité pour leurs familles de tourner la page ont toujours été une priorité du dialogue », a commenté le Haut Représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Josep Borrell.

Les dirigeants des deux pays ont assuré qu’ils « redoubleraient d’efforts » sur ce sujet, dont les modalités de mise en œuvre devraient être discutées lors d’une prochaine rencontre à Bruxelles.

Les discussions ont également porté sur la création de l’Association des municipalités à majorité serbe au Kosovo. « Comme on pouvait s'y attendre, les opinions des parties sont très éloignées sur la nature de cette association », a concédé M. Borrell, alors qu’un premier projet de statut pour cette entité a été proposé par l'équipe composée de Serbes du Kosovo.

M. Vučić a estimé que « Pristina ne [voulait] pas remplir ses obligations ». De son côté, M. Kurti a assuré que son gouvernement était « intéressé par la recherche d’une solution », jugeant toutefois que le projet présenté ne pouvait pas être accepté en l’état. « Ce n'est pas le projet final, c'est un point de départ », a tempéré M. Borrell.

Par ailleurs, la rencontre visant à la normalisation des relations entre les deux pays a aussi été l’occasion, pour l’UE, de faire part de ses préoccupations quant à la situation sur le terrain. 

« J'ai exprimé, une fois de plus, notre vive inquiétude quant à la situation dans le nord du Kosovo, à la suite des récentes élections partielles qui ont connu un taux de participation très faible », a indiqué le Haut Représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères (EUROPE 13168/7). Si les dirigeants serbe et kosovar ont également reconnu la gravité de la situation, ils ne sont cependant pas parvenus à se mettre d’accord sur une solution à ce problème.

« Les deux parties doivent prendre des mesures concrètes pour éviter tout risque d’escalade. Les pourparlers doivent se poursuivre rapidement », a conclu M. Borrell. (Thomas Mangin)

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