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Bulletin Quotidien Europe N° 13174
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SÉCURITÉ - DÉFENSE / Climat

Pour le secrétaire général du Conseil consultatif militaire mondial sur le changement climatique, une politique de défense efficace peut aussi être écologique

« Le défi majeur sera de convaincre la communauté de l'OTAN du fait que l'on peut travailler sur la défense et sur la réduction des émissions de carbone, de faire comprendre que l'on peut avoir une politique de défense efficace qui soit aussi plus écologique ». Lors de l'audition publique organisée par le Comité économique et social européen dans le cadre de son avis sur la diplomatie climatique de l'UE, Jamie Shea, qui fut secrétaire général adjoint de l'OTAN délégué pour les défis de sécurité émergents et qui est actuellement secrétaire général du Conseil consultatif militaire mondial sur le changement climatique (GMACCC), coordonné par le Centre de ressources pour l'environnement et le développement, a donné en six points ses recommandations afin de permettre à l’UE de mettre en place une stratégie en matière de diplomatie climatique, tout en assurant sa sécurité. 

Éviter les conflits. Jamie Shea s’est appuyé sur l’exemple ukrainien afin de démontrer les répercussions environnementales d’un conflit.

« L’Ukraine, après un an, est une catastrophe environnementale : 25% des terres agricoles ont été contaminées ». Dans ce genre de situation, le risque d’une menace nucléaire serait également à prendre en considération, selon M. Shea. Enfin, cela entraîne « une série d'implications en matière de sécurité énergétique ». 

Un système d'alerte précoce. « Le climat n'est pas à la base des conflits, c'est un facteur de stress. Mais le fait de comprendre quels peuvent être les effets déstabilisants de ces facteurs, c'est extrêmement compliqué ». Jamie Shea a ainsi préconisé de travailler avec les différents partenaires pour mettre en place des actions et prévenir ce genre de conflit. 

Mise en place d’une réponse internationale. Sur le même modèle que les systèmes qui ont été mis en place dans le cadre de la pandémie de Covid-19, M. Shea a proposé l’établissement de consortiums. « L'été dernier, pour gérer les feux de forêt, les militaires européens travaillaient ensemble. Donc, on s'est penché sur un système de stockage d'équipements dans des zones particulièrement sensibles pour pouvoir fournir une réponse rapide ».

Développer la résilience. L'Union européenne devrait, selon M. Shea, mettre en place un système permettant aux États membres d'estimer les vulnérabilités. Ceci, afin de pouvoir fournir une aide et des recommandations sur la base de ces résultats. Il s’agit, « encore une fois, d’une stratégie de prévention ».

Les partenariats. « Ils sont particulièrement importants », selon Jamie Shea, qui suggère la création de réseaux permettant de créer des relations de confiance et la mise en place d'exercices de formation au sein de la société civile. 

La technologie. L'Union européenne doit jouer, d’après lui, un rôle de leader dans la technologie verte et « redoubler d’efforts » dans le secteur militaire.

L'audition avait pour objectif de contribuer à l'avis d'initiative du CESE en recueillant des suggestions sur la question de savoir si l'UE devrait reconsidérer son approche de la diplomatie climatique pour une meilleure coordination des politiques connexes à tous les niveaux (européen, national, régional et local). (Nithya Paquiry)

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