La Commission européenne contre le racisme et l’intolérance du Conseil de l’Europe (ECRI) a publié, vendredi 10 mars, une évaluation des mesures prioritaires qu’elle avait adressées aux Républiques tchèque et slovaque en 2020.
Celles-ci concernaient la protection des personnes LGBTI et la scolarisation des enfants roms.
Elles n’ont que « partiellement » été mises en application.
La République tchèque a travaillé sur l’élaboration d’une stratégie nationale en faveur de l’égalité de traitement des personnes LGBTI, mais celle-ci n’a pas encore été adoptée, constate l’ECRI.
Et si elles ont attribué des ressources financières pour régler la question de la ségrégation des enfants roms dans les écoles, cela ne s’est pas encore traduit par des changements notables sur le terrain.
En ce qui concerne la République slovaque, l’ECRI relève qu’aucun plan d’action ni législation connexe visant à faire progresser l’égalité des personnes LGBTI n’a été adopté.
Elle souligne aussi que l’attaque du 12 octobre 2022 à Bratislava, qui a coûté la vie à deux personnes LGBTI, a été considérée « au plus haut niveau politique » comme « le résultat du recours durable à des propos haineux envers les personnes LGBTI dans le discours politique ».
Quant aux enfants roms, l’ECRI note que la préscolarisation est devenue obligatoire pour tous ceux qui ont atteint l’âge de 5 ans et que des mesures sont prévues pour la développer.
Cependant, est-il précisé, « les enfants roms continuent à pâtir de l’insuffisance actuelle des écoles maternelles, de l’absence de couverture territoriale adéquate, du manque de personnel et de la ségrégation persistante, notamment dans les petites villes ».
Lien vers les « Conclusions » concernant la République tchèque : https://aeur.eu/f/5qb
Lien vers les « Conclusions » concernant la République slovaque : https://aeur.eu/f/5qc (Véronique Leblanc)