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Bulletin Quotidien Europe N° 13139
ACTION EXTÉRIEURE / Chine

Les contrôles à l'exportation néerlandais sur les équipements pour semi-conducteurs pourraient inspirer un cadre plus large

Le gouvernement des Pays-Bas a annoncé, mercredi 8 mars, imposer des contrôles à l'exportation sur certaines machines d'impression utilisées pour la fabrication de semi-conducteurs. Pour d'autres pays de l'UE, une coordination au niveau européen est préférable pour ce type de décisions. 

Les Pays-Bas avaient déjà rejoint l'initiative portée par les États-Unis dans ce sens, tout comme le Japon, dès janvier, mais n'avaient rien annoncé publiquement. Il s'agit avant tout d'empêcher au maximum la Chine d'accéder à ces technologies de pointe. 

Les Pays-Bas sont un acteur majeur dans le domaine, car l'entreprise néerlandaise ASML est le numéro un mondial des équipements de lithographie, essentielle pour la production des puces électroniques. 

La ministre néerlandaise du Commerce, Liesje Schreinemacher, a informé ses homologues de cette décision à Stockholm, vendredi 10 mars, mais ceux-ci n'ont pas tenu de discussion à proprement parler sur le sujet, d'après le commissaire au Commerce, Valdis Dombrovskis.

Ce dernier a toutefois indiqué plus tôt qu'il y avait matière, dans ce domaine, à travailler conjointement au niveau de l'UE : « Il y a une possibilité d'amener ce type décision au niveau de l'UE et les Néerlandais ont exprimé leur intérêt à ce propos. [..] Dans le contexte géopolitique actuel, nous adoptons un regard plus large sur la possibilité d'avoir un cadre européen plus fort sur les contrôles à l'exportation et un système coordonné au niveau de l'UE », a-t-il déclaré en amont de sa réunion avec les ministres. 

Mme Schreinemacher a en effet exprimé cette volonté de coordination européenne devant la presse : « Je pense qu'il est important de montrer, dans la situation géopolitique actuelle, que nous sommes unis dans cette approche et que d'autres États membres peuvent adopter ces mesures ». Plusieurs de ses homologues ont abordé le sujet d'un même œil.

Des discussions ont déjà lieu entre la Commission européenne et plusieurs États membres qui ont des capacités de production avancées dans la chaîne de valeur des semi-conducteurs pour évaluer la situation.

D'autres observateurs ont un regard plus critique, comme le président de la commission du commerce international au Parlement européen, Bernd Lange (S&D, allemand), ancien collègue de Liesje Schreinemacher (anciennement eurodéputée). Cette décision néerlandaise « va fragmenter davantage le commerce mondial », selon lui. 

Pour le ministre suédois également, un marché ouvert est préférable : « Nous croyons au libre accès au marché. Certains produits sont plus critiques que d'autres et nous pouvons en discuter. Mais, en règle générale, nous pensons que nous avons plus à gagner d'un accès ouvert au marché », a-t-il commenté avant d'accueillir ses homologues. (Léa Marchal)

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