En amont de la Journée internationale du droit des femmes du 8 mars, le Conseil de l’UE a adopté, mardi 7 mars, des sanctions à l’encontre de neuf individus et trois entités responsables de violences sexuelles, de viols et de violation des droits des femmes à grande échelle.
Sanctionnés au titre du régime européen de sanctions liées aux violations des droits de l’homme (EUROPE 12617/2), ils feront l’objet d’un gel de leurs avoirs dans l’UE et ne pourront plus recevoir de fonds, directement ou indirectement, d’une personne ou entité basée dans l’Union. Les individus listés font également l’objet d’une interdiction d’entrée sur le territoire européen.
« Avec la décision d'aujourd'hui, nous renforçons nos efforts pour lutter contre la violence sexuelle et sexiste, pour faire en sorte que les responsables répondent pleinement de leurs actes et pour combattre l'impunité », a déclaré le Haut Représentant de l'Union pour les Affaires étrangères, Josep Borrell.
Les sanctions touchent deux ministres talibans en Afghanistan, un commandant et un officier d’un poste de police à Moscou, deux membres de l’armée russe, deux commissaires du Soudan du Sud ainsi que le ministre birman des Affaires intérieures. Quant aux sanctions visant des organisations, elles concernent la prison de Qarchak en Iran, la Garde républicaine syrienne et le Bureau du chef des affaires militaires et de sécurité birman.
Pour consulter la liste des entités et personnes sanctionnées : https://aeur.eu/f/5nv (Hélène Seynaeve)